Le monde déteste voir des visages attristés. Nous sommes alors obligé.e.s de cacher notre douleur sous un masque suffisamment beau pour ne pas être « mal vu.e.s ». Comme si c’était anormal de ne pas être bien. Comme si être heureux.se était la seule possibilité qu’importe ta vie, ta sensibilité …
Au final, les gens ne voient, n’entendent et ne comprennent que ce qu’ils veulent bien accepter. Voilà pourquoi certaines personnes sont « victimes » de la solitude alors que d’autres trouvent leur bonheur en étant loin de tout et de tous.
Parfois, je me demande : « Quand est-ce que cette mentalité disparaîtra ? ». Et on dirait qu’elle ne fait que s’amplifier … Je plains le monde que nous laisserons à nos enfants. Le monde est déjà si peu accueillant. Il manque tellement de compassion et d’entraide. Le « chacun pour soi », on ne voit que ça.
Je sais bien qu’il y a des exceptions, je voudrais juste qu’il y en ait plus. Car, dire que le changement commence par soi n’a pas l’air de suffire. A croire que l’être humain se plaît dans sa propre souffrance. Nous voyons le mal partout autour de nous et très peu font le pas pour changer les choses.
Combien de temps serons-nous capables de nous voiler autant la face ? Tant de questions sans réponse, tant de problèmes sans solution, tant de haine sans pardon … Et si on changeait les choses ? Et si tu te permettais de devenir la personne que tu es vraiment ?
Puisqu’il est temps que la douleur disparaisse, prenons le temps de nous parler droit dans les yeux. Le monde manque terriblement de dialogue. Nous avons pris tellement de temps pour apprendre à parler. Et pourtant, nous gardons les choses les plus douloureuses en nous … Nous savons comment nous exprimer, pourquoi ne prenons-nous pas le temps de le faire ?
Nous nous plaignons que le monde doit absolument changer. Mais chacun.e d’entre nous attend d’abord que quelqu’un se lève. Pourquoi attends-tu ? De quoi as-tu peur ? Et si tu sauvais une vie aujourd’hui uniquement avec un regard, un sourire, un bonjour ? Les plus petites actions peuvent avoir plus d’impact que les plus grandes.
Il est temps que chacun.e de nous apprenne à faire le pas que d’autres ne font pas. Cessons de regarder ce que ne fait pas l’autre, alors que nous ne le faisons pas nous-mêmes. Nous ne voulons pas être jugé.e.s et pourtant, nous passons tellement de temps à juger tout le monde. Que nous faudrait-il pour changer ?
Alors oui, voilà un message de révolte car la révolution ne peut se faire dans le silence. Oseras-tu engager ta révolution toi qui me lis ? Qui serais-tu si les choses étaient différentes ? Où est passé ton cœur d’enfant ?
Si tu écoutais ton cœur d’enfant, il te dirait d’oser plus, d’aimer plus, d’aider plus, d’être plus … juste parce que tu en es capable. Où sont passés tes rêves, tes espoirs, tes vœux ? Qu’attends-tu pour être toi ?
Réponds à l’appel de ton cœur car il est temps. Il est temps de s’aimer pour aimer. Il est temps de se respecter pour respecter. Il est temps d’oser t’exprimer et même crier si tu en as besoin. Tu mérites le bonheur, crois-y. Respire, et fais enfin le pas vers toi. Écoute-toi, n’entends-tu pas ce « Je t’aime » ?
Ce texte a été inspiré par la chanson Genre Humain interprété par Hélène Ségara.
Tu peux l’écouter avec la vidéo ci-dessous. Bonne écoute !