Les 5 petits secrets de l’amour
1er secret de l’amour
AIMER c’est être là pour une personne. Unir nos cœurs par la prière et le partage SANS ombrage ni détour.
AIMER, c’est aussi le dire. Pourquoi faut-il attendre après la mort pour dire à quelqu’un : « Je t’aime! » ? Ce sont les plus beaux mots du monde et les plus importants. Que de maladies de l’âme et du corps seraient guéries si chacun de nous osait un peu.
AIMER, c’est dans les choses simples : une promenade à deux, un petit téléphone de soutien, une carte exprimant notre affection.
AIMER, c’est dire :
« Veux-tu un café, un thé, un cola?
Viens, donnons-nous du temps pour parler!
Es-tu fatigué? Raconte-moi un peu tes journées?
Est-ce que je peux t’aider?
C’est beau ce que tu fais!
Donne-moi ta main, prenons un petit temps pour offrir à Dieu tes soucis ».
AIMER, c’est simple au fond, mais le vivre simplement est tellement difficile.
Jésus est la force qui nous donne d’aimer en paroles et en actes de communion.
2ème secret de l’amour
Aimer, c’est avoir le goût de partager ce qui nous habite, sans masque, sans mensonge avec la personne avec qui nous cheminons dans l’amitié ou l’amour.
C’est ne jamais céder à la tentation de laisser paraître autre chose que ce que nous sommes en vérité. Sourire quand je n’ai pas envie, dire que ça va bien quand c’est tout autre. L’amour se nourrit de notre transparence. Les petits mensonges accumulés ne font que pourrir nos liens avec nos proches.
Aimer, c’est être heureux de voir et d’entendre la joie, le plaisir, le bonheur, comme le malheur et la tristesse de la personne pour qui nous avons de l’affection. C’est ne jamais hésiter à partager nos pauvretés et nos échecs. Ils sont le « fumier » de la croissance de nos liens.
Aimer, c’est aussi encourager l’autre dans ses entreprises. Assurer une présence quand tout ne va pas comme l’autre le souhaite.
Aimer, c’est prendre soin de l’autre lorsqu’il a besoin et qu’il le désire. Ne jamais s’imposer. Savoir accepter un temps de décompression quand l’autre est sous tension et incapable de se livrer. C’est lui dire avec paix : « quand ton cœur se sentira prêt à partager, mon cœur saura t’accueillir comme tu es! »
Aimer, c’est ralentir notre désir de POSER DES QUESTIONS surtout si le problème nous touche personnellement. Une question peut briser le partage et créer des peurs et finalement pousser l’autre dans le monde du mensonge. Vaut mieux écouter et attendre l’ouverture de l’autre dans les coins secrets de ses pauvretés. L’amour prend patience!
« Dieu est amour et l’amour est Dieu » (1 Jean 4,7). Notre qualité d’amour avec nos proches viendra toujours comme un fruit jaillissant de notre intimité avec Dieu.
3ème secret de l’amour
L’amour est l’ami du silence et de la présence. Nous pouvons croire que nous aimons vraiment une personne quand nous pouvons rester là, proche, sans parler, sans rien faire, juste pour le seul plaisir de nous savoir ensemble. La plénitude dans « l’inutile » de la communion silencieuse. Une attitude qui se vit dans l’adoration de la sainte présence eucharistique, mais qui est tout aussi vraie dans la communion à l’autre.
Qui n’a jamais regardé son enfant dormir ou s’amuser pendant des heures et ressentir une plénitude intérieure très forte?
Les amoureux s’isolent souvent pour être loin de tout regard pour vivre une présence de communion, sans paroles. Les mots silencieux, les vibrations du cœur portent davantage de sens que tout ce qui peut se dire par des mots.
L’amour humain véritable, du cœur, de l’âme est sûrement la chose la plus divine sur cette terre.
Quand deux êtres s’aiment, les anges du ciel dansent autour d’eux la farandole du royaume de Dieu, de l’amour.
Le plus beau cadeau qu’une mère peut faire à ses enfants est d’aimer leur père et vice versa. Quand l’enfant voit ses parents s’aimer par mille petits gestes de tendresse, des regards de profonde intensité, une communion silencieuse, il ne manquera jamais de points de repère et grandira en force et en sagesse dans la joie.
4ème secret de l’amour
Le plus grand problème dans notre désir de bonheur demeure notre difficulté à nous aimer nous-mêmes. Notre plus grand ennemi étant nous-même, c’est-à-dire notre tendance à nous juger, nous croire moins bons, moins séduisants, moins performants en comparaison du monde qui nous entoure, nous oublions que nous aimons les autres comme nous-mêmes.
Plusieurs peuvent dire que c’est faux, qu’ils aiment plus les autres qu’eux-mêmes, qu’ils se dépensent généreusement sans arrêt. Erreur! Tout cela n’est que mensonge. Nos bontés multipliées ne sont que des tentatives d’arracher des reconnaissances et des égards pour un petit peu d’estime que nous n’arrivons pas à nous donner. En fait, nous nous haïssons sans le savoir.
Enchaînés dans nos combats, nos frustrations pour le manque de reconnaissance des bénéficiaires de notre si « grande bonté », notre vie avance d’un pas de plus en plus lourd. Nous nous éloignons de nous-mêmes et par conséquent de nos proches, de notre famille, de nos amis.
Dieu nous invite à réaliser que le plus grand obstacle de notre vie est le jugement que nous avons de nous-mêmes et aussi du mystère divin qui nous habite.
La prière, sous l’angle d’un cœur à cœur avec Jésus, ouvre notre conscience à ce mystère glorieux qui nous habite. J’ose avancer que seul un cœur enraciné dans un partage communiant avec notre Père du ciel peut parvenir à aimer vraiment.
Dieu est le seul capable de nous apprendre à nous aimer nous-mêmes et par le fait même à aimer vraiment les autres.
Mettons-nous à son école : celle de l’amour!
5ème secret de l’amour
L’amour est dans son essence, dans sa réalité, tout à fait simple. Quand il se complique par questions sur questions, il devient étouffant. Surtout des phrases comme : « Pourquoi tu m’aimes? », « M’aimes-tu plus maintenant? », « Vas-tu m’aimer quand je serai vieux, vieille, gros, grosse, laid, laide? », etc. Je pourrais ajouter des centaines de questions que vous connaissez.
L’amour survit et croît quand il est vécu au quotidien.
L’amour est une décision prise à chaque matin pour vivre le prochain 24 heures avec la personne qui vit proche de nous, que nous aimons, qu’elle soit selon nos désirs ou pas.
Dans le mariage, nous nous engageons POUR LA VIE à vivre le meilleur comme le pire. Dans la réalité, c’est chaque matin que nous devons prendre la décision de rester solidaires. L’amour est une décision.
Une relation amoureuse ou amicale forte est un lien qui demande des soins au quotidien, telle une plante que nous avons dans notre maison, si elle n’a pas la lumière voulue, l’eau indispensable et les engrais au temps prévu, hé bien, elle va mourir.
Le cœur à cœur avec Dieu est essentiel à la survie d’un lien.
L’amour qui n’est pas enraciné dans une terre qui s’appelle le cœur de Dieu est condamné, tôt ou tard, à l’étouffement, la routine, l’emprisonnement des deux partenaires. Il glisse dans une dépendance affective nocive ou encore dans une dépendance financière aliénante. La rupture se fait, bien que nous continuons à vivre sous le même toit. L’hypocrisie est reine. La morosité est complète. Les compensations secrètes arrivent.
Jésus dit : « L’homme seul n’aboutit à rien » (Jean 6, 63). Ainsi que « Je suis la vigne, vous êtes les branches. Celui qui demeure uni à moi, et à qui je suis uni, porte beaucoup de fruits, car vous ne pouvez rien faire sans moi » (Jean 15,5).
J’y crois.
Bonne journée et que Dieu te bénisse!
Pierre