Si je ne devais garder qu’une seule phrase en tête pour décrire ce que je ressens, je dirais : « Je suis prête. ».
Je dirais que je suis prête car je me sens prête à laisser le passé derrière moi.
Je suis reconnaissante pour tout ce que j’ai pu vivre et expérimenter jusqu’aujourd’hui. Chacune de mes larmes m’a permis de forger une force de caractère que je n’aurai eu autrement. Je peux désormais dire que je suis reconnaissante envers toutes les personnes qui m’ont blessé d’une manière ou d’une autre.
Je suis reconnaissante envers moi-même de ne pas avoir tout laisser tomber. Je suis fière de moi, de tous les efforts que j’ai pu réaliser pour arriver où j’en suis aujourd’hui. Certes, ma vie n‘est pas parfaite mais je crois que je réalise enfin tout le chemin que j’ai parcouru.
Je vois tellement facilement le négatif que chercher le positif n’est pas encore un réflexe pour moi. Mais, je sais que je suis au bon endroit dans ma vie pour le moment.
Je suis reconnaissante pour mon passé et je suis prête pour mon futur.
Je suis prête pour avancer et faire avancer ma vie. Mais, je suis également reconnaissante pour mon présent. Je crois qu’après avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour guérir et prendre mon envol, je suis enfin prête à savourer mon présent.
La vie est un cadeau, je le sais depuis toujours, même si j’avoue avoir eu des doutes avec les épreuves de la vie … La vie est un livre à remplir, une histoire à écrire dans laquelle je suis à la fois l’auteure et le personnage principal. Je peux penser par moment que je n’ai pas droit à l’erreur, mais c’est faux.
J’ai le droit à l’erreur car c’est au travers de mes erreurs que j’ai pu grandir et évoluer. J’ai le droit à l’erreur car la perfection n’existe pas donc je n’ai pas/plus à la chercher. J’ai le droit à l’erreur car que je le veuille ou non, je ferai de nouvelles erreurs à un moment ou un autre.
Et j’ai surtout le droit à l’erreur car sans lui, il n’y a pas de pardon possible, et je refuse de sombrer de nouveau dans la culpabilité. Je préfère continuer d’apprendre à me connaître et à m’aimer, surtout que je sais que j’ai encore d’autres trésors à découvrir, autant en moi que dans ce monde.
Je veux croire que la lumière peut trouver sa place même dans les lieux les plus ténébreux. Je veux croire que le courage peut révéler sa force quelle que soit la réalité qui nourrit la peur présente. Je veux surtout croire que l’amour finira par bannir la haine.
Car, même si le monde et tel qu’il est et que je suis telle que je suis, si la lumière et l’amour ont pu grandir en moi, cela est aussi possible à l’échelle du monde. Qu’importe le temps que cela prendra, la patience est toujours récompensée lorsqu’elle prend source de l’amour …