J’ai du mal à accepter la critique. D’autant plus que j’ai remarqué qu’une critique importante arrive toujours après une victoire sur moi-même. J’expérimente donc la critique comme un ultime échec. C’est comme si on me disait : « c’est bien, mais pas assez ». Et après, je me demande pourquoi je me dévalorise toujours autant …
Je conçois qu’il faut sans cesse s’améliorer et courir après la perfection de soi. Mais, par le même temps, j’ai l’impression que ce ne sera jamais assez, que JE ne serai jamais assez. J’en ai marre de constater que chaque victoire précède toujours un échec, que chaque progrès précède une régression.
Je suis si terrifiée de ne jamais réussir à devenir la meilleure version de moi, à incarner cet idéal que j’ai en tête et à cœur. J’ai conscience que cela crée une pression en moi, pression qui se renforce à chaque nouvelle critique.
Pourtant, j’arrive à croire en moi, en mes capacités et en mon potentiel. Mais, ce sentiment d’échec perpétuel commence à me peser lourd. Et maintenant que je pose ces mots, je me remémore la phrase suivante : « It’s always darkest before the dawn ». Phrase que l’on pourrait traduire par : « l’heure la plus sombre vient toujours avant l’aube ».
Alors je choisis de garder l’espoir que cela ne sera pas toujours ainsi, que mes efforts sont utiles et que je suis assez telle que je suis. Parfaite, je ne le serai jamais et tant mieux. Pour autant, je sais que je peux être meilleure alors je vais continuer de m’améliorer. Je refuse l’échec et ce qu’il me fait croire. Je garde mon regard fixé sur mes victoires passées en attendant les prochaines. Je m’aime assez pour savoir que je suis assez sans oublier que je peux toujours progresser.