Une fois de plus, j’ai fait une erreur qui m’a fait replonger dans mes vieux travers. Ma peur de l’abandon m’a de nouveau fait entendre les mensonges qu’elle croit être vrais. Par moment, je me demande si j’arriverai à la faire taire définitivement, ou si elle sera toujours présente d’une manière ou d’une autre.
Et malgré ces doutes persistants, je sais que je suis en train de faire ma place au soleil. J’ai encore peur de briller, peur de réussir mais quelque part, j’en deviens malade de résister à tout mon potentiel. Au lieu de me fatiguer à barrer ma propre route, il serait plutôt temps de la parcourir.
J’ai l’impression d’être à un moment de ma vie auquel mon passé m’a préparé et qui pourrait totalement changer et magnifier le reste de ma vie. Malgré mes peurs et mes doutes, j’éprouve de plus en plus un sentiment de « tout est possible ». Vais-je enfin le laisser guider mes prochains pas ? Il le faudrait pourtant …
Combien de temps vais-je encore attendre à me dire que je regrette de ne pas avoir commencé plus tôt ? A croire que c’est vrai : à attendre d’être prête, je ne le serai jamais et au lieu de me lancer, mes pieds finiront encimentés … Pourtant, au plus profond de moi, je sais que je suis à la hauteur de mes rêves, sinon j’en aurai d’autres …
Que me faut-il de plus pour me lancer ? L’assurance de la présence d’un filet de sécurité ? Je ne pourrais l’avoir sans avoir fait ce pas de foi. Le sentiment de fierté ? Je ne l’aurai qu’après avoir agi. Toutes les bonnes choses se trouvent toujours derrière les peurs les plus paralysantes et surtout celles qui limitent mon potentiel.
Donc même si tout va moyennement bien, cela n’ira parfaitement bien que si j’ose croire en moi-même. Alors il est temps que je me lance, temps que je remplace mes peurs par la confiance et mon immobilisme par l’action. Il est temps que j’apprenne à savourer ce sentiment d’être fière de moi, un peu plus heureuse grâce à moi. (J’ai hâte !)