Ces derniers temps, j’ai eu l’impression que mon cœur était mort. Mais, maintenant que je pose ces mots et que je les reconnais comme vrais, je vois combien il est important parfois de faire un douloureux retour en arrière, afin de pouvoir sauter plus loin. Parfois, comme ça a été le cas ces derniers jours, je me rends compte que j’ai beaucoup de colère en moi. Et je me demande si un jour je cesserais d’en accumuler autant …
Car la colère est un poison que je m’inflige et en même temps, je pense qu’inconsciemment cette émotion me « manque » lorsque je ne la ressens pas pendant une longue période. A chaque fois que je pense au passé, je pense à une chose qui m’a mise en colère, ou une chose qui me met en colère après avoir analysé la situation.
Je ressens l’impression d’être dans un cycle sans fin dans lequel si je n’éprouve pas d’émotions inconfortables – aucune émotion n’est négative en elle-même – inconsciemment, j’imagine que je trouve cela anormal. Par conséquent, j’attire toujours à moi des situations, des événements ou des circonstances qui vont me mettre à l’épreuve. Mais, je sais bien que sans régler mon véritable problème, ce cycle ne peut prendre fin.
C’est donc encore les mêmes questions : « quel est mon problème ? », « que m’est-il arrivé ? ». Et je pense que la deuxième est plus pertinente car elle me fait surtout ressentir moins de jugement. Et si je me la posais sincèrement, je répondrais que j’ai mal mais que j’ai besoin de temps pour identifier l’élément ou l’événement déclencheur de cette douleur. Mais bon, reconnaître que j’ai un problème est le début de ma solution. Je m’aime pour cela.