Aujourd’hui encore, j’ai pu voir combien le temps fait bien les choses. De manière inattendue, j’ai pris conscience que je manque de patience et de bienveillance à mon égard. Je me mets énormément de pression constamment et cela me fait passer à côté de ce que j’appelle la vraie vie : le bonheur au quotidien.
Je me mets tellement sous pression que la méchanceté que je m’attends à recevoir, je me l’inflige moi-même … avant de me rendre compte que l’autre me répond finalement avec bienveillance … Ceci pour dire qu’au final, l’intensité de la peur en moi est parfois plus forte que celle de l’amour. Et je ne pensais pas que tel était le cas.
Je suis tellement facilement stressée que la peur est devenue normale et la paix, un sentiment bizarre. Je la vois comme le calme avant la tempête. J’ai ces croyances limitantes ou fausses croyances qui me persuadent que l’absence de problèmes quotidien est le synonyme que quelque chose ne va pas, que quelque chose se prépare.
Pourtant, avec ce que je sais aujourd’hui, ces croyances ne devraient plus être aussi ancrées en moi. Je sais que la peur est le contraire de l’amour et que l’amour est la véritable identité de mon âme. Je passe donc plus de temps à être ce que je ne suis pas. Voilà pourquoi les domaines qui m’engendrent du stress, une forme de peur, sont aussi les domaines dans lesquels je me sens le moins épanouie. Tout s’explique enfin.
Donc, pour plus de bonheur, il me faut plus d’amour et moins de peur, plus d’âme et moins de chair, plus de Dieu et moins de moi. J’ai trouvé les ingrédients principaux à la recette de mon bonheur. En y ajoutant patience et bienveillance, je réussirai le pari d’une vie épanouissante à tous égards.
Je me dis alors que la réussite est possible en lui soustrayant la peur, que faire ce que l’on aime est le secret du bonheur. Cela me rappelle une citation de Mère Teresa :
« Il n’y a pas de clé pour le bonheur ; la porte est toujours ouverte. »
J’ajouterais qu’il ne faut donc pas hésiter à franchir cette porte. Rien ne nous empêche plus tard de modifier notre définition du bonheur et de changer de chemin pour rester sur celui qui nous convient, qu’importe l’avis du voisin.
Cessons de nous enfermer dans des problèmes qui ne sont pas irrésolvables. Nous avons le pouvoir sur toute situation soit de nous-mêmes, soit de notre autorité en tant que cohéritiers avec Christ. Rien ne nous appartient vraiment, pas même nos problèmes. Ouvrons nos yeux aux plans de Dieu et confions-nous en Sa Sagesse suprême. Attendons-nous à Lui seul, le seul incapable de décevoir et le seul capable de surprendre au-delà des mots, au-delà de toute espérance.