Lettre A L’Humanité #58

Mon Enfant,

Je t’aime tellement. Rappelle-toi que même au milieu de la tempête, Je suis là. Chaque fois que tu as besoin de secours, rappelle-toi que tu peux compter sur Moi à tout moment. Et rappelle-toi que Je ne te vois pas comme tu te vois. Là où tu vois de la faiblesse, Je peux te donner la Force et la Puissance. Là où tu vois ta douleur, J’y vois ta guérison. Là où tu vois tes incapacités, J’y vois tout le potentiel que J’ai placé en toi. Mais, Je ne peux agir en toi qu’avec ton accord.

Je sais que parfois tu voudrais que Je ne me contente pas de frapper à la porte de ton cœur, et que Je la force pour te montrer combien Je me soucie de toi. Mais, ce ne serait pas agir avec Amour que de t’imposer Ma Présence, donc cela n’arrivera jamais … La seule façon de dialoguer avec Moi, c’est d’ouvrir ton cœur et de laisser ta Foi grandir et se renforcer. Donc lorsque tu ne sens plus Ma Présence, regarde d’abord si ton cœur est ouvert.

Je sais qu’en ce moment les mauvaises nouvelles ne cessent de prendre de l’ampleur. Je sais que cela augmente le poids que tu portes déjà depuis de trop nombreuses années. Quand vas-tu oser enfin Me le confier ? Quand vas-tu oser M’accorder la place que tu voudrais que Je prenne ? Quand vas-tu enfin Me laisser être le Père que tu vois en Moi ?

Il y a tant de choses que tu voudrais voir changer en toi et autour de toi … Mon Enfant, tu connais LA solution à tout, tu Me connais. Laisse-Moi entrer dans ton cœur, laisse ta Foi prendre le dessus. Permets-Moi de te montrer combien Je t’aime. Permets-Moi de te montrer quels sont Mes Plans pour toi. Ils sont encore plus beaux et merveilleux que les rêves que tu as à présent.

Ton Papa Céleste

Jeudi Je Dis #29

Deux mois que je n’ai rien publié et je ressens enfin ce besoin de m’exprimer de nouveau. Je me sens quelque peu éteinte, comme si je me rendais enfin compte de mon véritable état intérieur. Et il s’avère que je ne suis pas aussi heureuse et épanouie que je le pensais.

Cela fait des années que je cherche à guérir de toutes mes guerres internes, sans avoir jamais réussi à maintenir la paix bien longtemps … Et maintenant, je me demande s’il ne faudrait pas que je regarde la situation autrement …

Et si j’étais déjà guérie ? Et si ces pensées négatives n’étaient que des conditionnements mentaux me rendant insensible à ma propre lumière ? Et si la paix existait déjà en moi, que les combats n’étaient plus qu’à la surface ? Et si mon cœur avait raison de se poser toutes ces questions ?

Je l’ai expérimenté à plusieurs reprises : il y a toujours une lumière au bout du tunnel, et bien souvent, elle n’apparaît que lorsque tout espoir semble à jamais perdu. Et présentement, je me dis que je n’ai pas d’autre choix que de terminer mon chemin de guérison. Je veux vivre, pour de vrai.

Né.e Pour Être Moi #125

Cela fait des mois que j’ai arrêté de donner en cessant d’écrire. C’est comme si je m’étais de nouveau éteinte. Et j’avoue qu’aujourd’hui, bien que je n’aie plus peur de ma propre lumière, je me rends compte que j’ai peur de briller. Comment cela se fait-il que j’aie toujours aussi peur du succès ?

J’entends souvent parler de la peur de l’échec qui paralyse la personne au point qu’elle ne tente rien. Mais, je n’ai jamais entendu quelqu’un parler de la peur du succès, qui représente également un frein. Cela fait des années que cette peur est en moi, et qu’elle m’empêche de me réaliser pleinement. D’autant plus que je n’en connais pas son origine …

Je n’ai pas eu une enfance difficile, bien que ma famille ne soit pas riche. Je n’ai jamais manqué de rien, sauf peut-être aux niveaux relationnel et émotionnel. Car, j’ai encore souvent le sentiment de ne pas être assez soutenue. Mais, lorsque j’analyse la situation, il s’avère que c’est moi qui ne fais pas part de ce que je ressens. Et je sais que j’ai toujours été comme cela, à toujours garder tout pour moi en moi. Donc bien que je sois sensible, je ne sais pas réellement me montrer vulnérable … C’est comme si je faisais semblant d’être moi …

Encore une fois, je m’aperçois d’une imperfection supplémentaire. Mais, au moins j’avance dans la connaissance de moi-même. Puis, je n’ai pas envie de laisser ce « défaut » me faire croire que je suis illégitime à la réussite. Car je crois bien que c’est un des freins qui me bloque dans la réalisation de mes rêves. Et j’en arrive à me poser une question : comment rêver comme un enfant et réaliser ces mêmes rêves comme un adulte sans être vulnérable ?

D’autant plus qu’un enfant est vulnérable par défaut. Il ne sait qu’être lui-même jusqu’à ce qu’on l’en empêche. Et à quel moment un enfant cesse de rêver en grand ? Lorsqu’il apprend et accepte que rêver c’est pour les naïfs, que la vie ne marche pas comme ça, que sans travail, il n’y a aucune récompense, et la liste pourrait être encore bien plus longue …

Mais, plus que me reconnecter avec mon enfant intérieur, il est urgent que je m’engage envers moi-même et que je me mette en action. Je sais que mon plus grand regret serait de ne pas avoir été totalement moi, de ne pas avoir suivi mes rêves jusqu’au bout. Et je ne veux pas être une personne de plus à confier ses regrets sur son lit de mort … Il est donc temps de revenir sur le devant de la scène et de me laisser briller. Briller malgré la peur, voilà la direction à suivre, à moi d’en faire le chemin.

Né.e Pour Être Moi #124

Plus je guéris, plus je suis lumineuse et plus tout semble s’améliorer ou se transformer. J’apprends peu à peu à ne plus lutter et me laisser porter. Au lieu de secouer la porte de la cage dans laquelle je me sens parfois enfermée, j’apprends à accepter les circonstances qui se présentent, et j’observe que ma cage s’ouvre d’elle-même à chaque fois.

Je sais depuis longtemps que ce que j’expérimente à l’extérieur est le reflet de mon monde intérieur. Mais, seule l’expérimentation de cela m’a réellement permis de prendre conscience de ma propre responsabilité en toute chose. Chaque circonstance vue comme problématique est comme un test pour évaluer ma paix intérieure. Plus elle est présente, moins le stress peut l’être, et tout se dénoue plus rapidement que prévu.

Certes, je l’avoue, c’est plus facile à dire qu’à faire et cela demande beaucoup de patience. Et la patience, tout nous montre combien elle est une qualité rare de nos jours. Mais bon, vouloir sortir de l’ordinaire tout en persistant à faire comme les autres, ce n’est pas compatible. Pour embrasser la vie et cesser totalement de lutter ou résister, il faut apprendre à plonger en soi, reconnaître ses blessures, ses faiblesses et prendre le temps de se connaître, de s’accepter, de se guérir, de se respecter, de s’écouter … Simplement se traiter soi-même comme la personne la plus importante de notre vie, et forger une forte relation avec elle. Car, sans être à l’écoute de soi, comment reconnaître et suivre sa propre voie ?

Lettre A L’Humanité #57

Je t’aime Mon Enfant. Tu as été sensible à Mon appel et tu t’es sentie redevenir aussi lumineuse qu’avant tes épreuves. Je sais que tu penses que la route à venir est encore longue à parcourir. Mais, tu n’imagines même pas combien tu serais fière de toi si tu voyais ton passé avec le même regard que le mien.

Je ne vois pas l’échec, uniquement un entraînement. Je ne vois pas une chute, uniquement toi qui deviens plus forte. Je ne vois pas de peine, uniquement un moyen pour toi de définir ce dont tu as réellement besoin. Je ne vois pas de cœur brisé, uniquement un cœur en formation et en voie de perfection. Partout où tu vois le côté négatif, Je vois tout le meilleur et tout le potentiel. Voilà combien Je t’aime.

Je t’aime et Je suis patient. Quand tu souhaites voir le temps s’accélérer pour passer à la prochaine étape plus rapidement, la voix qui te dit : « ne sois pas pressée » est la mienne. Je voudrais que tu apprennes à vivre chaque étape comme elle se présente à toi. Il n’y a jamais aucun retard inutile en soi. Tout contre-temps fait partie du Plan. D’ailleurs, tu cherches à entrer dans ta destinée, mais n’y es-tu pas déjà ? Au fond de toi, tu connais la réponse …

Né.e Pour Être Moi #123

Aujourd’hui encore, j’ai pu voir combien le temps fait bien les choses. De manière inattendue, j’ai pris conscience que je manque de patience et de bienveillance à mon égard. Je me mets énormément de pression constamment et cela me fait passer à côté de ce que j’appelle la vraie vie : le bonheur au quotidien.

Je me mets tellement sous pression que la méchanceté que je m’attends à recevoir, je me l’inflige moi-même … avant de me rendre compte que l’autre me répond finalement avec bienveillance … Ceci pour dire qu’au final, l’intensité de la peur en moi est parfois plus forte que celle de l’amour. Et je ne pensais pas que tel était le cas.

Je suis tellement facilement stressée que la peur est devenue normale et la paix, un sentiment bizarre. Je la vois comme le calme avant la tempête. J’ai ces croyances limitantes ou fausses croyances qui me persuadent que l’absence de problèmes quotidien est le synonyme que quelque chose ne va pas, que quelque chose se prépare.

Pourtant, avec ce que je sais aujourd’hui, ces croyances ne devraient plus être aussi ancrées en moi. Je sais que la peur est le contraire de l’amour et que l’amour est la véritable identité de mon âme. Je passe donc plus de temps à être ce que je ne suis pas. Voilà pourquoi les domaines qui m’engendrent du stress, une forme de peur, sont aussi les domaines dans lesquels je me sens le moins épanouie. Tout s’explique enfin.

Donc, pour plus de bonheur, il me faut plus d’amour et moins de peur, plus d’âme et moins de chair, plus de Dieu et moins de moi. J’ai trouvé les ingrédients principaux à la recette de mon bonheur. En y ajoutant patience et bienveillance, je réussirai le pari d’une vie épanouissante à tous égards.

Je me dis alors que la réussite est possible en lui soustrayant la peur, que faire ce que l’on aime est le secret du bonheur. Cela me rappelle une citation de Mère Teresa :

« Il n’y a pas de clé pour le bonheur ; la porte est toujours ouverte. »


J’ajouterais qu’il ne faut donc pas hésiter à franchir cette porte. Rien ne nous empêche plus tard de modifier notre définition du bonheur et de changer de chemin pour rester sur celui qui nous convient, qu’importe l’avis du voisin.

Cessons de nous enfermer dans des problèmes qui ne sont pas irrésolvables. Nous avons le pouvoir sur toute situation soit de nous-mêmes, soit de notre autorité en tant que cohéritiers avec Christ. Rien ne nous appartient vraiment, pas même nos problèmes. Ouvrons nos yeux aux plans de Dieu et confions-nous en Sa Sagesse suprême. Attendons-nous à Lui seul, le seul incapable de décevoir et le seul capable de surprendre au-delà des mots, au-delà de toute espérance.

Née Pour Être Moi #122

Parfois, il arrive qu’une porte s’ouvre petit à petit. C’est un peu comme si nous étions préparés peu à peu à entrer dans cette nouvelle réalité que nous espérions tant. C’est ce que je vis actuellement. J’avoue que je me sens être dans ce passage entre deux réalités. J’ai l’impression de tellement évoluer intérieurement. Je crois que je deviens enfin la meilleure version de moi-même, c’est comme si je m’appropriais enfin ma vie.

Je sais que mon histoire ne s’écrit pas seule. Et je reconnais enfin mon rôle de fille de Dieu. Sans prières, pas de miracles et sans rêves, impossible d’en voir un se réaliser. Fuir et se cacher n’est plus une option. Où que Dieu veut que j’aille, dorénavant j‘irai. Malgré la peur et le manque de visibilité, quitte à marcher à l’aveugle, j’avancerai jusqu’à traverser la mer à pied.

En y réfléchissant, j’ai réalisé que bien souvent les choses que je souhaite ne se réalisent pas par ma faute. Par peur, je ne cesse de m’autosaboter. Là où Dieu place des feux verts devant moi, ma peur les déforme en feux rouges voire en sens interdits. Cette fois, il faut que les choses soient différentes : mon ras-le-bol actuel doit surpasser ma peur de l’inconnu.

La peur n’est pas à battre ni même à surmonter. Elle est à dompter et il est temps que j’apprenne à le faire. Cette petite fille en moi doit comprendre qu’elle est la bienvenue et que ses émotions sont légitimes. Elle doit sentir qu’elle est vue et que ses rêves sont entendus. Je dois lui faire comprendre tout cela car sinon la femme que je suis destinée à devenir ne pourra pas s’épanouir.

Je viens de comprendre que ces deux parties de moi ne sont pas séparées et ne peuvent vivre l’une sans l’autre. Donc autant que je le peux, il est temps que je fasse tomber toutes ces barrières et tous ces murs autour de moi. Cette cage de protection est devenue la source de mon enfer, il est temps que j’en sorte. Pourvu qu’une autre ne finisse pas par la remplacer …

J’ai peur qu’une peur prenne le pas sur une autre. J’ai peur de ne jamais m’en sortir. J’ai peur de me décevoir. J’ai peur de réussir mais j’en ai marre d’avoir l’impression d’échouer encore et toujours. Probablement, je suis en période de préparation comme David était berger avant de devenir roi. Je dois seulement garder le cap sur ma Foi et laisser Dieu être barreur de mon bateau.

Jeudi Je Dis #28

A force de me sentir bloquée dans ma vie, je réalise enfin que les barrières qui me bloquent le plus sont celles que je me suis moi-même forgées. Sans me rendre compte, je me suis construit une cage de protection qui aujourd’hui m’emprisonne. Au final, à trop vouloir me protéger, je me prive de ce qu’est la vraie vie, de cette aventure qui m’appelle tant et si fort.

Depuis le temps que mon âme m’appelle, que mon enfant intérieur demande plus de joie, je veux enfin leur répondre : « Je suis là, comptez sur moi. ». Et pourtant, j’ai si peur de me trahir, de laisser la peur l’emporter de nouveau. Je suis encore et toujours terrifiée de ce que je désire le plus. C’est à n’y rien comprendre mais la véritable question est : est-ce que je suis prête à sortir de ma cage ? Je n’en suis pas si sûre … Elle me pèse mais m’apaise depuis si longtemps que j’ai peur de vivre sans elle

Jeudi Je Dis #27

Aujourd’hui, j’ai le sentiment d’être prise au piège d’un emploi qui ne m’épanouit pas, bloquée dans une réalité sans véritable solution. J’ai des rêves en tête mais une partie de moi croit qu’elle peut en vivre et l’autre non, persuadée que c’est impossible, alors qu’il y a tant de personnes qui prouvent encore et toujours le contraire.

Ma mentalité a évolué mais pas assez. Et travailler sur moi-même devient une route bien longue par moment, même si la voix de la raison me fait entendre que je suis trop loin pour abandonner maintenant. Je ne suis pas faite pour vivre une vie médiocre toute tracée. Ce n’est pas pour moi. Cela ne me rendra jamais heureuse et je sais que j’ai le droit de l’être.

Alors autant continuer de tout donner, même s’il me faudra encore une pause avant de repartir d’un pas décidé, et même si cette pause est suivie d’une autre. Car malgré cette sensation de revenir en arrière, je sais que c’est loin d’être le cas. Et même si la ligne d’arrivée est toujours hors de portée, la petite fille en moi mérite que je persévère.

Né.e Pour Être Moi #121

Moi qui aimais tant rêver au quotidien enfant, j’ai laissé la vie m’engouffrer dans la pénombre. Moi qui me perdais longtemps dans un futur hypothétique, je me suis bloquée dans un présent imparfait. Moi qui me laissais prendre mon mal en patience, je me suis comme réveillée découvrant que je dois prendre mon bien en urgence.

J’ai tant envie d’être moi de façon authentique et durable. Je souffre tant de ne pas l’être et je suis tout autant terrifiée de le devenir. Pourtant, je sais que ma vraie vie, ma vraie histoire et mon véritable potentiel se trouve de l’autre côté du miroir. Peut-être me faut-il plus de temps ? Ce qui est sûr, c’est que je dois apprendre à être moins exigeante de moi-même. Je risque sinon de me renfermer de nouveau dans un semblant de vie, moyennement heureuse.

Lorsque je me vois dans le miroir, je suis partagée entre celle que je vois avec mon mental et celle que je vois avec mon cœur. C’est si dur pour moi de m’aimer inconditionnellement. J’ai l’impression de prendre soin de moi et me négliger en même temps. Je m’écoute et m’ignore à la fois. Cela me prend parfois des mois avant de véritablement être présente avec moi-même.

Je sais que je ne suis pas seule à mener ce combat interne. Pourquoi autant d’autosabotage ? Comment peut-on croire que le bonheur est le signe d’un futur problème ? Comment peut-on croire que tout le monde nous tournerait le dos s’il savait toute la vérité sur nous ? C’est pourtant ce qu’une partie de moi croit …

Je sais qu’elle n’est que le résultat de mes blessures et traumatismes passés, de la peur de souffrir de nouveau. Mais, est-ce que je ne me fais pas plus souffrir en lui donnant raison ? Parfois, j‘ai le sentiment de ne pas avoir envie de guérir. Comme si une blessure active me protégeait d’une blessure future. Je ne me juge pas, je voudrais simplement changer cette croyance.

Je mérite de guérir. Je mérite d’être guérie. Je choisis de guérir. Je choisis d’être guérie. Je suis courageuse. Je mérite d’être heureuse. Je mérite de me sentir en totale et parfaite sécurité. Je mérite d’être sereine. Je mérite de m’épanouir. Aussi dur que cela puisse être, ces mots deviendront ma vérité et le deviennent déjà. Je suis en route pour la victoire sachant que Jésus l’a déjà remporté pour moi, pour nous.

Je suis née pour être moi et nous sommes né.e.s pour être nous.