Cela fait des mois que j’ai arrêté de donner en cessant d’écrire. C’est comme si je m’étais de nouveau éteinte. Et j’avoue qu’aujourd’hui, bien que je n’aie plus peur de ma propre lumière, je me rends compte que j’ai peur de briller. Comment cela se fait-il que j’aie toujours aussi peur du succès ?
J’entends souvent parler de la peur de l’échec qui paralyse la personne au point qu’elle ne tente rien. Mais, je n’ai jamais entendu quelqu’un parler de la peur du succès, qui représente également un frein. Cela fait des années que cette peur est en moi, et qu’elle m’empêche de me réaliser pleinement. D’autant plus que je n’en connais pas son origine …
Je n’ai pas eu une enfance difficile, bien que ma famille ne soit pas riche. Je n’ai jamais manqué de rien, sauf peut-être aux niveaux relationnel et émotionnel. Car, j’ai encore souvent le sentiment de ne pas être assez soutenue. Mais, lorsque j’analyse la situation, il s’avère que c’est moi qui ne fais pas part de ce que je ressens. Et je sais que j’ai toujours été comme cela, à toujours garder tout pour moi en moi. Donc bien que je sois sensible, je ne sais pas réellement me montrer vulnérable … C’est comme si je faisais semblant d’être moi …
Encore une fois, je m’aperçois d’une imperfection supplémentaire. Mais, au moins j’avance dans la connaissance de moi-même. Puis, je n’ai pas envie de laisser ce « défaut » me faire croire que je suis illégitime à la réussite. Car je crois bien que c’est un des freins qui me bloque dans la réalisation de mes rêves. Et j’en arrive à me poser une question : comment rêver comme un enfant et réaliser ces mêmes rêves comme un adulte sans être vulnérable ?
D’autant plus qu’un enfant est vulnérable par défaut. Il ne sait qu’être lui-même jusqu’à ce qu’on l’en empêche. Et à quel moment un enfant cesse de rêver en grand ? Lorsqu’il apprend et accepte que rêver c’est pour les naïfs, que la vie ne marche pas comme ça, que sans travail, il n’y a aucune récompense, et la liste pourrait être encore bien plus longue …
Mais, plus que me reconnecter avec mon enfant intérieur, il est urgent que je m’engage envers moi-même et que je me mette en action. Je sais que mon plus grand regret serait de ne pas avoir été totalement moi, de ne pas avoir suivi mes rêves jusqu’au bout. Et je ne veux pas être une personne de plus à confier ses regrets sur son lit de mort … Il est donc temps de revenir sur le devant de la scène et de me laisser briller. Briller malgré la peur, voilà la direction à suivre, à moi d’en faire le chemin.









