Né.e Pour Être Moi #116

Tout ce temps passé à ne pas croire en moi n’était pas une perte de temps, seulement un temps de préparation. Comme une fleur est d’abord une graine, il fallait que je me laisse aussi le temps de pousser sans forcer, et d’apprendre à m’épanouir. C’est beau de pouvoir enfin comparer mon évolution à celle d’une graine devenue fleur !

Parfois, j’ai l’impression d’alterner entre deux parties de ma personnalité. Il y a celle qui est lumineuse, qui croit que tout est possible et qui voit le monde comme un merveilleux tremplin pour évoluer et s’élever toujours plus haut. Et il y a celle qui est sombre, qui a peu d’espoir et qui se méfie de tout et de tout le monde. Mais, la plupart du temps, je suis comme un mélange des deux.

Après tout, je sais qu’il est difficile de rester lumineuse dans un monde si sombre. Mais bon, à force de vivre sous la lumière des étoiles, j’oublie la puissance de l’éclat du Soleil. C’est comme si je me laissais avoir froid en étant persuadée de le mériter et de ne pas avoir d’autre option surtout. Pourquoi vivre comme cela ? Quel est le but ? N’ai-je pas le droit de m’épanouir ?

Je sais qu’en fait, je suis mon propre obstacle, mon propre frein alors que je suis aussi mon propre marche-pied, mon propre accélérateur. C’est à moi d’en prendre conscience régulièrement. Si je veux désapprendre à être mon ennemie, je dois m’efforcer à être mon amie en toute circonstance, sans jugement et avec amour.

Par conséquent, je me dis que la fin d’une période d’apprentissage ne permet que le début d’une autre, une fois la leçon apprise, comprise et intégrée. Donc plutôt que de voir ma réalité avec peu d’enthousiasme, je dois réaliser combien je suis de plus en plus loin de tout ce que je ne veux pas.

Et même si mon point de destination me semble encore et toujours hors de portée, lorsque je prends le temps de me retourner vers mon point de départ, je me sens fière de la distance qui nous sépare. Et pour l’instant, c’est la seule chose que je dois garder en mémoire.

Né.e Pour Être Moi #115

Ces derniers temps, j’ai eu l’impression que mon cœur était mort. Mais, maintenant que je pose ces mots et que je les reconnais comme vrais, je vois combien il est important parfois de faire un douloureux retour en arrière, afin de pouvoir sauter plus loin. Parfois, comme ça a été le cas ces derniers jours, je me rends compte que j’ai beaucoup de colère en moi. Et je me demande si un jour je cesserais d’en accumuler autant …

Car la colère est un poison que je m’inflige et en même temps, je pense qu’inconsciemment cette émotion me « manque » lorsque je ne la ressens pas pendant une longue période. A chaque fois que je pense au passé, je pense à une chose qui m’a mise en colère, ou une chose qui me met en colère après avoir analysé la situation.

Je ressens l’impression d’être dans un cycle sans fin dans lequel si je n’éprouve pas d’émotions inconfortables – aucune émotion n’est négative en elle-même – inconsciemment, j’imagine que je trouve cela anormal. Par conséquent, j’attire toujours à moi des situations, des événements ou des circonstances qui vont me mettre à l’épreuve. Mais, je sais bien que sans régler mon véritable problème, ce cycle ne peut prendre fin.

C’est donc encore les mêmes questions : « quel est mon problème ? », « que m’est-il arrivé ? ». Et je pense que la deuxième est plus pertinente car elle me fait surtout ressentir moins de jugement. Et si je me la posais sincèrement, je répondrais que j’ai mal mais que j’ai besoin de temps pour identifier l’élément ou l’événement déclencheur de cette douleur. Mais bon, reconnaître que j’ai un problème est le début de ma solution. Je m’aime pour cela.

Né.e Pour Être Moi #114

Une fois de plus, j’ai fait une erreur qui m’a fait replonger dans mes vieux travers. Ma peur de l’abandon m’a de nouveau fait entendre les mensonges qu’elle croit être vrais. Par moment, je me demande si j’arriverai à la faire taire définitivement, ou si elle sera toujours présente d’une manière ou d’une autre.

Et malgré ces doutes persistants, je sais que je suis en train de faire ma place au soleil. J’ai encore peur de briller, peur de réussir mais quelque part, j’en deviens malade de résister à tout mon potentiel. Au lieu de me fatiguer à barrer ma propre route, il serait plutôt temps de la parcourir.

J’ai l’impression d’être à un moment de ma vie auquel mon passé m’a préparé et qui pourrait totalement changer et magnifier le reste de ma vie. Malgré mes peurs et mes doutes, j’éprouve de plus en plus un sentiment de « tout est possible ». Vais-je enfin le laisser guider mes prochains pas ? Il le faudrait pourtant …

Combien de temps vais-je encore attendre à me dire que je regrette de ne pas avoir commencé plus tôt ? A croire que c’est vrai : à attendre d’être prête, je ne le serai jamais et au lieu de me lancer, mes pieds finiront encimentés … Pourtant, au plus profond de moi, je sais que je suis à la hauteur de mes rêves, sinon j’en aurai d’autres …

Que me faut-il de plus pour me lancer ? L’assurance de la présence d’un filet de sécurité ? Je ne pourrais l’avoir sans avoir fait ce pas de foi. Le sentiment de fierté ? Je ne l’aurai qu’après avoir agi. Toutes les bonnes choses se trouvent toujours derrière les peurs les plus paralysantes et surtout celles qui limitent mon potentiel.

Donc même si tout va moyennement bien, cela n’ira parfaitement bien que si j’ose croire en moi-même. Alors il est temps que je me lance, temps que je remplace mes peurs par la confiance et mon immobilisme par l’action. Il est temps que j’apprenne à savourer ce sentiment d’être fière de moi, un peu plus heureuse grâce à moi. (J’ai hâte !)

Né.e Pour Être Moi #113

Cela fait un moment que j’ai de nouveaux projets en tête, sans arriver à savoir comment les mettre sur pied. Ce sont des projets qui me crient chaque jour de plus en plus fort de prendre du temps pour eux, pour les concrétiser.

Moi qui passais mon temps à accuser les autres, j’ai fini par voir en moi mon seul véritable obstacle : moi-même. Et suite à cette prise de conscience, je me suis rendue compte que mon manque de temps pouvait être résolu par le simple fait de prioriser mes projets, quitte à abandonner les moins importants.

Si je ne veux plus être la source de tous mes problèmes, je dois apprendre à être la source de la plupart de mes solutions. Car au final, ce qui m’arrive et ce qui ne m’arrive pas dépend en grande partie de moi, de ce que je fais ou non pour concrétiser, abandonner ou empêcher. C’est en devenant responsable de mon bonheur que j’apprends ce qu’il est pour moi.

Donc pour réussir ma vie, plus que devenir ma meilleure amie, j’apprends aussi quelque part à être ma propre mère ou grande sœur. Quoiqu’il en soit, sans moi, je ne peux être heureuse et pleinement satisfaite de ma vie. Puis, si je n’ai pas une relation saine avec moi-même, quelles sont mes fondations pour bâtir une vie qui m’enchante jour après jour ?

Je crois que je me considère enfin comme un être à part entière, comme une personne que j’aime et dont je dois prendre soin pour lui montrer mon amour. C’est quelque chose dont je n’étais pas capable auparavant. J’éprouvais un peu d’amour envers moi-même, mais quelque part, je ne me considérais pas comme une personne.

Cela me fait mal maintenant que j’en prends conscience. C’est comme si le voile de l’amour était venu me couvrir et m’avait permis de recouvrir la vue du cœur. Je dis cela de la sorte, car pour moi, l’amour est un voile tout doux qui vient nous envelopper avec tendresse. Et lorsqu’on en prend soin, la présence de ce voile dure pour l’éternité.

Né.e Pour Être Moi #112

Je veux m’autoriser à voir les choses en grand. Je veux m’autoriser à voir plus loin que ma réalité actuelle. Au fond de moi, tout me pousse à croire au bonheur absolu, à la possibilité de résoudre tous mes conflits internes et de voir chacun de mes souhaits prendre forme pour de vrai.

Si j’avais su plus tôt tout ce que je sais maintenant, ma vie serait infiniment plus extraordinaire. Car, jusqu’à aujourd’hui, je réalise que j’ai rêvé grand mais j’ai réalisé petit. Le problème n’est donc pas la quantité ou la taille de mes rêves, le problème est mon manque d’action et de volonté pour les concrétiser.

Il est bon et nécessaire de se remettre en question. Mais, je sens qu’il est aussi grand temps que de ma zone de confort je sorte. J’ai déjà entrepris de petits changements dans ma routine, comme reprendre l’habitude de méditer, rester manger sur mon lieu de travail et finir mes douches à l’eau fraîche. Et c’est déjà un bon début.

Je sais que malgré ma soif de réussir, je dois aussi contempler ma vie telle qu’elle est et apprécier les résultats de chacun de mes efforts. Car chacun d’eux est nécessaire et cause ou attire des changements à venir. Je ne suis ni la plus petite ni la plus grande. Mais, de ma vie j’ai la responsabilité.

Accuser les autres ou rejeter la faute sur tout le monde ne doit plus être l’un de mes réflexes. Personne à part moi n’est responsable de ma réalité actuelle. Si elle ne me satisfait pas en tout point, rien ne sert de pointer chaque « problème » sans y apporter une solution concrète. D’autant plus que je suis la seule à connaître mes rêves dans le moindre détail. Alors qui peut les réaliser si ce n’est moi ?

Né.e Pour Être Moi #111

Je devrais plus croire en moi que je ne le fais à présent. Je devrais croire que je suis belle, que j’en vaux la peine, que j’ai de la valeur, que je suis importante, que ma vie est importante … simplement croire que tout ce qui fait la beauté de l’être humain existe en moi.

Comment puis-je vivre en oubliant combien je suis forte ? Tous ces combats, ces blessures et ces cicatrices ont forgé la personne que je suis aujourd’hui. Comment puis-je vivre comme si cela n’avait AUCUNE importance ? Au fond de moi, je rêve du jour où quelqu’un me dira que je suis la femme la plus forte qu’elle connaisse. Mais, et si cette personne c’était moi-même ?

Je suis convaincue d’être devenue la personne dont j’aurai eu besoin lorsque je me sentais au plus mal. Quel meilleur cadeau pourrais-je me faire que de reconnaître cette vérité ? A mes yeux, je devrais être aussi splendide que dans les regards de mon entourage. Dans mon cœur, il devrait y avoir autant d’amour pour moi que pour mes proches.

Tout cela n’est pas égoïste. Car, comment pleinement croire et accepter l’amour que l’on me donne si quelque part je crois ne pas en être complètement digne ? La vie peut être bien plus belle et bien plus simple. En vérité, tout ne dépend que de ce que l’on croit.

Né.e Pour Être Moi #110

Je crois que si ma future moi devait m’écrire une lettre aujourd’hui, elle me dirait les choses suivantes :

Tu es faite pour beaucoup plus que ce que tu as aujourd’hui. Si seulement tu pouvais croire en toi. Si seulement tu pouvais voir ce que je vois aujourd’hui. Tu serai tellement plus sereine si tu savais combien ton avenir est infiniment plus beau que tout ce que tu as connu jusqu’à présent.

Si tu pouvais tout voir avec ton cœur, tu verrais combien le monde est bien plus beau que toutes les images que l’on nous dépeint aux journaux télévisés. Si tu pouvais ressentir le monde, tu ressentirais plus d’amour et d’espoir que tu ne peux le croire à présent.

Je te dis tout cela pour que tu continues d’apprendre à ouvrir ton cœur. Tout comme Jésus ne serait pas Jésus s’Il avait eu le cœur fermé, tu ne peux être toi-même sans complètement ouvrir ton cœur. Je sais que tu as peur de le laisser s’ouvrir entièrement. Mais ce manque de paix et de liberté que tu ressens persistera tant que tu garderas ton cœur un peu fermé par « sécurité ».

Tu peux le laisser s’ouvrir. Il te suffit de voir la différence entre la toi passée et la toi d’aujourd’hui, laquelle est la plus heureuse ? Eh oui, c’est celle qui a le cœur plus ouvert, celle qui prend véritablement soin d’elle, celle qui reconnaît que la petite fille qu’elle a été existe toujours en elle.

Je te le dis, cette femme est magnifique. Elle apporte une lumière nécessaire à ce monde. Elle change le monde avec chacun de ses sourires, chacun de ses mots. Elle transporte l’espoir que tout est possible, espoir que beaucoup ont perdu mais qui peut être retrouvé grâce à elle. Voilà à quel point tu comptes, à quel point ta présence est importante, à quel point tu crées une différence juste en étant toi.

La seule chose que je te demande alors c’est de poursuivre tes efforts actuels, de continuer à croire en toi et au Merveilleux. Je te remercie. Je crois en toi. Tu es un trésor, tu es si précieuse … La dernière chose que je souhaite ajouter et probablement la plus importante à te dire : je t’aime et je suis fière de toi.

Avec amour,

Ta future toi

Né.e Pour Être Moi #109

En réalisant que je mérite mieux et plus dans ma vie, je vois que des changements commencent à s’installer. Cela se fait surtout au niveau de mon mental : mes croyances évoluent et changent de manière positive. Cela produit comme un grand ménage intérieurement.

Par moment, cela en devient même déroutant. Je me sens parfois triste sans raison. Et à force de me demander pourquoi est-ce que je ressens ça, j’ai compris que c’est parce qu’une partie de moi fait le deuil de ce qui n’est plus, et de ce qui n’a pas lieu d’être. Et d’ailleurs, à l’écriture de ces mots, je sens mon cœur ému de voir que je l’entends.

Car oui, entendre son cœur n’est pas chose évidente. Plus I’on grandit, et plus I’on apprend à s’oublier soi pour devenir ce que I’on doit être. C’est comme si être adulte signifiait se cacher, se camoufler, se taire, sourire quand il le faut, etc. Pour autant l’enfant en nous ne disparaît jamais et à force de se sentir négligé, il ou elle ne va cesser d’appeler au secours. Et plus nous mettons du temps à lui porter attention, plus les dégâts intérieurs seront conséquents …

Nous avons donc le choix entre subir les conséquences de nos choix précédents qui ne nous conviennent plus, et en faire des nouveaux en fonction de qui nous sommes intérieurement. Nous pouvons incarner les changements que nous souhaitons voir dans le monde. Ce n’est pas de l’utopie, il s’agit plutôt d’apprendre à être authentique pour créer une vie qui nous ressemble en tout point.

Tout ce qui est idéal pour nous peut devenir notre réalité.

Né.e Pour Être Moi #108

Je crois que je commence à me trouver. J’imagine que c’est la dixième fois que je le dis donc ce ne sera sûrement pas la dernière. Mais, la différence, c’est que cette fois-ci, j’ai intégré le fait qu’il est normal de se redéfinir. Tout comme le monde évolue, je dois aussi évoluer et donc faire évoluer ma personnalité.

C’est une chose que je ne savais pas avant. Je pensais que si l’on se disait vouloir devenir tel type de personne, nous serions forcément heureux une fois l’objectif atteint. Maintenant, je reconnais qu’il est possible que cela ne soit pas toujours le cas. Et s’il faut être 1000 versions de soi pour trouver la meilleure, la vie est assez longue pour ça.

J’apprends désormais à être plus indulgente envers moi-même. J’avais tendance à être pressée de devenir la meilleure version de moi-même et enfin vivre ma meilleure vie. Mais, je vois combien ce chemin doit être savouré, car les prochains ne seront plus les mêmes.

Né.e Pour Être Moi #107

Cela fait plusieurs jours que je pense à mon passé avec la fierté d’avoir su dépasser les difficultés mais surtout, celle d’avoir guérie ce que je pensais être insurmontable à l’époque. Suite à cela, je me suis dit qu’il me serait bénéfique de m’écrire une lettre au travers de laquelle j’espère que vous trouverez les mots dont vous avez besoin. Bonne lecture !


Chère moi,

Je suis fière de toi. Je suis fière de voir comment tu as si bien évolué. Avec le recul, je me rends bien compte que le point de départ ne définit pas assurément le point d’arrivée. Tout peut se modifier à tout moment, il suffit de contrôler ce qui peut l’être et lâcher ce qui nous pèse.

Et je sais combien ce « il suffit » aurait pu te froisser il y a un temps. Il aura fallu des années pour réaliser ta valeur, ton potentiel et ton pouvoir. Aujourd’hui, je vois combien tu es splendide et combien ton éclat grandi de jour en jour. Je réalise combien en te permettant d’être sans chercher à avoir et à faire, tu as trouvé cette légèreté et cette sérénité que tu cherchais tant.

Je me dis que tu n’as plus rien à regretter ni à haïr de toi, de la personne que tu as été ou des choses que tu as faites. Car, au final, tu as dû être et vivre le contraire de ce qui te ressemble afin de pouvoir définir ce qui est toi et ce qui ne l’est pas. C’est en cela que se trouve ta beauté : dans ton authenticité.

Elle est rare ces temps-ci l’authenticité, je suis donc plus que fière que tu aies apprise à la faire grandir et à la cultiver si bien et si aisément. Tu es plus que formidable et je suis sûre que le meilleur reste à venir.

Je te remercie pour tout. Merci d’avoir tenu le coup. Merci d’être en vie. Merci d’avoir cru qu’il y avait quelque chose de mieux. Merci d’avoir appris à t’aimer tant, à te chérir même si oui le combat n’est pas terminé. Alors merci aussi de t’efforcer à voir au-delà de tes complexes et défauts de toute sorte.

Je t’aime,

Moi