Né.e Pour Être Moi #75

Même en étant blessé.e.s et à terre pendant des années, il arrive un jour où nous nous rendons compte que nous avons réussi à guérir et être en paix. Même si nous avons passé des années à pleurer et culpabiliser, un beau jour, nous n’y pensons plus. Et un jour, en pensant aux mêmes souvenirs, il s’avère qu’ils ne nous sont plus douloureux.

La vie est magique quand on y pense. Comment est-ce possible de guérir et être en paix avec ce qui nous était insupportable ? Et si la vie pouvait être encore plus magique ? Ne l’est-elle pas déjà ?

La vie n’est pas comme un long fleuve tranquille, tout le monde le sait. Elle nous fait prendre des virages, freine brusquement ou accélère sans qu’on ne s’y attende. Elle nous fait tomber, nous aide plus ou moins à nous relever, et nous refait tomber, ainsi de suite.

Pourtant, elle ne cesse de nous éduquer. Elle nous permet de changer de croyances au fil de l’eau. Elle nous permet de grandir et d’évoluer. Elle nous apprend ce qui nous apporte le bonheur et ce qui le fait fuir, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas …

La vie est ainsi faite de leçons. Quelque part, elle est notre meilleure alliée, même si elle peut se montrer notre pire ennemie. Quelle nous montre le meilleur ou le pire d’elle-même, elle est avant tout le reflet de qui nous sommes et le chemin à suivre pour forger notre identité et concrétiser nos souhaits.


Ce texte fait référence à ce que j’ai vécu hier. Lors d’une discussion, je me suis rendue compte qu’en repensant à une période de ma vie, j’étais en paix avec elle. Cela m’a fait bizarre car, il y a quelques semaines, j’avais encore pleuré à ce sujet.

Je me sentais si coupable que je ne pensais plus qu’un jour je guérirai, et encore moins que je finirai en paix avec ce souvenir.

J’adore quand la vie fait des cadeaux comme cela. Parfois, il n’y a rien de mieux que de se rendre compte que le poids sur nos épaules a disparu.

Né.e Pour Être Moi #74

Devenir adulte est quelque peu traumatisant. Je sens une joie et une fierté en moi à l’idée de devenir indépendante. Mais, en même temps, je ressens une douleur en moi. C’est un peu comme si mon Moi enfant se sentait mise de côté, abandonnée et rejetée.

Je sais ce qui rend mon enfant intérieure heureuse. Et en même temps, je ne m’accorde pas le temps nécessaire pour qu’elle puisse s’épanouir. Cela fait longtemps que je ressens les choses de cette manière, et j’avoue ne pas trop savoir comment y remédier.

Personne ne m’a jamais dit que devenir adulte pouvait être aussi déroutant. J’ai l’impression que depuis notre plus jeune âge nous voulons gagner en indépendance, sans vraiment savoir ce que cela signifie.

Je sais que grandir est nécessaire et que cela fait partie de la vie. Mais, même si « grandir » rime avec « s’épanouir », cela n’est pas toujours évident. Et je suis sûre que je ne suis pas la seule à penser de cette façon.

En fait, c’est un peu comme si la liberté que je réclamais sans cesse, me faisait peur maintenant que je l’ai. Pourquoi ça ? Comme se fait-il que nous puissions ressentir de la peur à l’idée d’avoir enfin ce dont nous n’avons cesser de rêver ? Peut-être est-ce parce que nous avons peur d’échouer, peur de l’inconnu, peur de ne pas le mériter … ?

Au fond, nous avons tant de peurs et tant d’arguments pour les justifier. Mais ces peurs nous paralysent et compliquent notre vie. Elles sont nécessaires pour valoriser le courage qui existe en nous. Et en même temps, elles nous apprennent à nous dépasser, à nous prouver sans cesse que nous valons mieux et plus que ce que nous croyons.

Trouver le courage est donc le meilleur moyen de trouver le bonheur.


Je ne savais pas comment poursuivre l’écriture de ce texte après cette dernière phrase. Puis, je me suis rendue compte que je n’avais pas eu les mots pour résoudre mon conflit interne vis-à-vis de mon enfant intérieure.

En y réfléchissant bien, j’ai fini par comprendre que si elle se sent abandonnée et rejetée, c’est également à cause des peurs que je ressens en gagnant en indépendance. Quelque part, maintenant que je sais que je vais pouvoir prendre soin de mon enfant intérieure comme elle le mérite, j’ai peur de ne pas être à la hauteur pour elle.

En fait, c’est un peu comme si devenir adulte signifiait devenir parent de moi-même. Et d’un côté, c’est le cas. Je pense que c’est l’une des raisons qui me retient de lui accorder du temps pour le moment. Car, j’ai peur qu’en prenant du temps pour elle, ma peur de l’indépendance gagne en puissance.

Je suis donc partagée entre les peurs de mon enfant intérieure et celles de mon Moi actuel – je ne me sens pas encore assez mature pour dire que je suis adulte -. Je pense alors qu’en dehors de trouver du courage, il faut aussi apprendre à se laisser du temps. Cela ne veut pas dire se laisser souffrir, cela signifie apprendre à grandir et s’épanouir à la fois.

Né.e Pour Être Moi #73

Je suis enfin prête à déployer mes ailes
Montrer à quel point je suis belle
Ne plus agir comme celles et ceux
Qui jouent un double jeu

Je ne veux être que moi
Mener à bout mes propres combats
Peu importe la pluie
Quoiqu’il arrive, je célèbre la vie

J’avais écrit ces vers en écoutant la chanson Believer de Lea Michele que j’ai choisi pour mon article « Dans Ma Playlist #13 ».


J’ai l’impression que je peux enfin croire en moi et être moi. Il fut un temps où j’ai cru que cela n’arriverait jamais. Je m’étais rendue compte que j’étais la première à parler de confiance en soi et la dernière à appliquer ce je disais. C’était comme si je connaissais la voie à suivre et qu’en même temps, j’étais terrifiée à l’idée de la suivre moi-même.

Aujourd’hui, je me rends compte non seulement que je suis en train de changer, mais j’en suis également fière. J’ai déjà eu l’occasion de me sentir fière de moi par le passé. Mais, ces derniers temps, j’étais comme perdue dans un ouragan.

Moi qui voulais absolument voir ma vie changer, voir celle-ci enchaîner changement après changement, j’ai pris peur. J’ai ressenti la peur si longtemps que j’ai l’impression d’avoir fini par devenir cette peur. Mais, c’est en ayant ressenti cela que je peux aujourd’hui voir combien je suis finalement courageuse.

Bien des gens se découragent au fil des épreuves que la vie leur impose, alors que ces épreuves ne sont que des leçons à apprendre. Car c’est en éprouvant la peur que nous trouvons le courage. C’est en connaissant la haine, d’une manière ou d’une autre, que nous trouvons l’amour. C’est en étant mis à l’épreuve que nous apprenons à persévérer.

Rien n’est jamais fini tant que nous sommes en vie. Quand cela semble être la fin, ce n’est qu’un nouveau début qui cherche à naître. Il suffit alors de lui faire la place en acceptant chaque changement tel qu’il vient. Un changement peut être déboussolant et nous donner l’impression de voir notre vie chavirer. Mais, c’est dans les changements que se trouvent le véritable épanouissement.

Je ne dirai donc pas que la peur du changement est à bannir car il est normal de la ressentir. Je dirai seulement que c’est une peur qu’il faut apprendre à apprivoiser, plutôt que la laisser nous dompter. Car, à vivre dans la peur, nous ne pouvons que nous perdre nous-même. La peur n’est donc faite que pour être remplacée par le courage.

Tout ce qui est négatif dans nos vies peut alors être transformé en positif. Chaque chagrin peut devenir une force. Chaque échec peut nous décevoir mais nous rapproche toujours de la victoire. Chaque épreuve peut nous faire dépérir mais finit par nous faire grandir.

Né.e Pour Être Moi #72

La vie nous fait souffrir pour que nous puissions grandir. Sans nous planter tel.le.s des fleurs, nous ne pouvons pousser. En regardant la souffrance de ce point de vue, on voit qu’elle nous est bénéfique. Mais, comme une pièce possède deux faces et une histoire toujours deux versions, la souffrance a aussi des conséquences plus ou moins néfastes.

Car lorsque nous sommes trahi.e.s, rejeté.e.s, abandonné.e.s ou victimes de violences quelles qu’elles soient, nous perdons confiance en l’Humain. Malgré nos efforts et notre envie d’aller vers les autres, le poids de nos blessures nous retient.

Et même lorsque nous sommes guéri.e.s, une part de nous se souvient malgré tout de la souffrance que nous avons connu. Cette part nous conduit alors à saboter, malgré nous, nos moindres efforts. Mais, comme rien n’est vraiment insurmontable, nous pouvons nous en sortir.

Cela demande du temps et de la patience, encore et toujours des efforts. Mais, comme chaque champion finit toujours par être récompensé de ses efforts, nous connaîtrons aussi notre Victoire. Notre vie n’est pas finie et elle peut commencer et recommencer tant que nous pouvons respirer.

C’est à nous de choisir. Soit nous voulons nous battre pour donner tort à toutes celles et ceux qui nous ont fait du mal. Soit nous voulons abandonner pour leur montrer qu’ils avaient raison et qu’ils ont non seulement réussi à nous atteindre, mais également à nous maintenir à terre, totalement détruit.e.s.

Nous sommes des champion.ne.s en devenir. Je crois en nous. J’ai appris à croire en moi et malgré des difficultés par moment, je trouve que je m’en sors bien. Alors c’est en connaissance de cause que je peux te dire à toi qui me lis :

Tu peux t’en sortir. Tu peux croire en toi. Tu peux guérir. Tu peux réaliser tes rêves. Tu peux te relever. Tu peux oser. Tu peux être toi. Mais rien n’arrivera si tu ne fais pas le premier pas. Tu as besoin de toi, de t’écouter, de prendre soin de toi.

Le monde extérieur peut t’atteindre, mais tu peux choisir comment réagir. Dans le bruit, tu peux choisir de crier : « Stop ! » ou te boucher les oreilles en attendant que cela passe. Dans la souffrance, tu peux choisir de la supporter et d’avancer avec elle, ou apprendre à la surmonter. Mais, quel que soit le choix que tu fais, assure-toi que ce soit le bon pour toi.

Né.e Pour Être Moi #71

Je suis née dans un monde imparfait qui voudrait que je sois son contraire. J’ai lâché l’affaire. J’ai compris que je ne le serai jamais, alors je ne veux plus faire l’effort de le devenir. Je souhaite uniquement être meilleure de jour en jour.

Je ne veux plus vivre en me mettant la pression, ni en me comparant aux autres. Je ne veux plus vivre dans un monde pour lequel je serai toujours trop, ou pas assez. Je ne serai probablement jamais à la hauteur de ce monde, mais je sais que je suis à la hauteur de mes rêves.

Si la vie m’a appris une chose, c’est bien de croire en moi, même si je suis la seule. Car, sans confiance en soi, il n’y a pas de vie dans ce bas monde. C’est comme s’il cherchait à nous façonner d’une certaine manière, tout en sachant que tôt ou tard, nous finirons par ne plus correspondre aux idéaux sociétaux.

Le monde, finalement, n’a pas besoin d’êtres parfaits, mais d’êtres vrais. Courir après la perfection ne peut que provoquer des pertes, dont la perte de soi. Se perdre soi est la preuve que nous nous trompons de chemin.

Le bon chemin est celui qui nous mène à une meilleure version de nous-mêmes. Il ne faut donc pas chercher à tromper de peur d’être blessé.e, mais plutôt être vrai.e quitte à être trahi.e. Car quoiqu’il arrive, nous serons blessé.e.s un jour ou l’autre.

Nous protéger ne fait que reculer et intensifier notre future souffrance. Porter une armure et se barricader de barrières n’est pas la solution. Car, bien que cela nous permette de nous sentir en sécurité un moment, cela nous rend aveugles aux opportunités de bonheur qui se présentent à nous.

Il n’y a pas de chemin parfait car il n’y a pas de chemin sans risque. Et pour preuve : en vivant, nous prenons le risque inévitable de mourir.

Nous devrions vivre en gardant en mémoire qu’il ne peut y avoir de rivières de sourires sans cascades de larmes. Le bonheur ne prend sens que dans la souffrance. Il n’y a rien de mieux que l’expérimentation de la douleur pour se créer notre propre définition du bonheur. Souffrir est donc une chance, une opportunité de vivre mieux et vivre plus.

Pour vivre comme cela, il faut découvrir sa propre philosophie de vie. La peur, la honte et la jalousie doivent sortir pour faire place au bonheur. Quoiqu’il nous en coûte, notre vie démarre aujourd’hui, mais peut se terminer demain. C’est à nous de façonner nos histoires de nos propres mains.

Puisque le monde est fait de modèles, devenons-en de nouveaux. Puisque nous avons le droit d’avoir le choix, prenons-le. Puisque nous ne pouvons réécrire hier, inventons demain. Puisque notre bonheur ne dépend que de nous, devenons maîtres de nos vies.

Même si le monde nous rejette, gardons espoir et continuons de vivre. Car, si nous sommes né.e.s, ce n’est pas pour mourir, mais pour être et devenir. Nous sommes tou.te.s utiles et nécessaires. Nous sommes tou.te.s splendides.

Sans nous, le monde serait un peu moins vivant. Qu’importe ce que nous lui apportons, que ce soit de la lumière ou des ténèbres, il en a besoin pour son évolution. Mais, pour remplir notre mission, n’incarnons pas ce que le monde veut, mais devenons ce que nous voulons.

Né.e Pour Être Moi #70

Pour faire de grandes choses, il faut être une grande personne. Être une grande personne ne se résume pas à être ni à devenir adulte. Non, être une grande personne, c’est découvrir pour quel grand homme ou quelle grande femme notre enfant intérieur est fait pour devenir.

Dans la vie, personne n’arrive au sommet sans difficulté, alors quoiqu’il nous en coûte, il nous faut continuer à grimper. Qu’importe nos problèmes, ils sont tous surmontables. Certains le sont plus facilement que d’autres. Mais, à partir du moment où nous voulons nous en sortir, nous trouvons le moyen de le faire.

Vivre, ce n’est pas essayer. Vivre, c’est être, faire et avoir.

En ne sachant pas qui nous sommes au fond de nous, nous ne pouvons vivre notre vraie vie. Certaines personnes cherchent en vain une liberté qu’elles n’auront jamais. Car la liberté vient d’abord de la joie en soi. Si la joie n’est pas en nous, rien de l’extérieur ne pourra nourrir notre être intérieur.

En découvrant qui nous sommes, nous devenons capables d’agir en notre faveur. Car nous ne pouvons agir sans d’abord être. Si nous agissons malgré tout sans savoir concrètement qui nous sommes, nous faisons alors les choses sans en avoir conscience et donc, sans forcément le vouloir.

Or, le bonheur provient avant tout d’une paix intérieure. C’est en trouvant et nourrissant chaque jour cette paix que nous pouvons faire et avoir, car cela nous permet d’être. Cela nous permet non seulement d’être nous, mais également de trouver tout le bonheur qui va avec. Car, à partir du moment où nous sommes en harmonie avec nous-mêmes, notre vie devient elle-même harmonie.


Si tout est énergie, cela signifie que ce qui nous rend malheureux vient à nous car nous vibrons à la même fréquence que cela. Donc, si nous souhaitons vivre le bonheur, il nous faut émettre des fréquences de bonheur. Pour cela, il nous faut tout simplement nourrir notre enfant intérieur chaque jour.

Si étant enfant, nous aimions peindre et dessiner, alors peignons et dessinons régulièrement. Si nous aimions chanter et danser, alors chantons et dansons régulièrement. Quoi que nous aimions faire enfant, il nous faut reprendre l’habitude de faire ces choses.

Car, sans nourrir notre enfant intérieur, il finira par mourir et nous deviendrons à notre tour des adultes en mal de vivre. Or, ce n’est pas pour une telle vie que nous sommes ici sur Terre. Le monde a besoin de joie, nous pouvons être cela en redevenant, même pour de courts moments, des enfants.

Si le monde était rempli uniquement d’enfants, il y aurait certes des problèmes. Mais, ces problèmes seraient moindres. Car, même si les enfants peuvent être cruels, combien les adultes peuvent l’être plus ?

D’autant plus que quelque part, accepter de vivre une vie pleine de malheurs sans faire en sorte de changer les choses, c’est être cruel envers soi-même. La plus grande des tortures n’est pas donc pas toujours le fruit d’un autre être humain que nous-mêmes.

La solution se trouve alors en chacun de nous. Car qui que nous soyons, nous sommes capables d’être meilleur, encore faut-il le vouloir et faire le nécessaire pour le devenir. Le monde ne cessera de s’empirer qu’à partir du moment où nous prendrons tous conscience que nous avons chacun un rôle à jouer, une identité à incarner et une mission à accomplir.

Prenons donc le temps de poser les choses. Prenons du temps pour nous, pour laisser l’enfant en nous s’exprimer. Prenons le temps d’être en cherchant à devenir. Prenons le temps de commencer en cherchant à accomplir. Prenons le temps d’être heureux car la vie est trop courte pour vivre malheureux.

Né.e Pour Être Moi #69

Je veux être hors du commun, je veux être différente. Je veux choisir mon propre chemin quitte à me perdre. Car, c’est en me perdant que j’apprendrai ce que je ne peux apprendre autrement. C’est en me mettant à l’épreuve que je grandirai, plus douloureusement mais surtout plus vite.

Au fond de moi, je sais que la vitesse ne compte pas vraiment dans la vie. Le plus important, ce n’est pas à quelle vitesse nous accomplissons les choses mais, à quel point nous sommes investi.e.s pour les réaliser.

Celles et ceux qui courent après la chance ne la saisiront jamais. La chance est une chose que l’on crée plus qu’on ne peut l’attraper. La chance, ce n’est pas ce qu’on a mais ce qu’on est. Si nous ne croyons pas en nous, quel chemin suivons-nous et pour aller où ?

Certes, il peut être dangereux de choisir un chemin différent. Mais, sans savoir où nous allons, que nous empruntions un chemin différent ou non, nous finirons par nous perdre. D’accord la vie n’est pas une course mais sommes-nous sûr.e.s d’avoir le temps de vivre ?

Combien d’entre nous prenne le risque d’avoir des regrets ? Pourquoi avoir des rêves si nous ne prenons pas le temps de travailler à leur réalisation ? Nous n’avons pas le droit de nous abandonner.  Quels que soient nos rêves, ils ne demandent que notre foi et nos actions.


Dans la Bible, il est écrit :

« Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte. » (Jacques 2:26)

« Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 5:16)

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14:12)


Le meilleur chemin à suivre est donc celui de la vérité, celle qui fait de nous qui nous sommes. Comme nous avons chacun.e des croyances plus ou moins différentes, nous devons agir en fonction de nous-mêmes et non en fonction du monde. Le meilleur chemin pour moi peut ne pas l’être pour une autre personne.

En choisissant de forger sa propre identité, nous prenons le risque de nous perdre. Mais, au bout du compte, nous finirons par nous trouver. Nous serons alors capables de nous définir tel.le.s que nous sommes et non tel.le.s que le monde veut que nous soyons.

Notre identité dépend avant tout de nous. Pour définir celle-ci, plus que savoir qui nous ne voulons pas devenir, nous devons découvrir qui nous voulons être. Nous sommes important.e.s. Nous sommes né.e.s pour être nous, qu’importe ce que cela implique.

Mais, si nous n’agissons pas en notre faveur, qui le fera à notre place ? Que nous voulions sortir ou rester dans l’anonymat, nos rêves sont tout autant important. L’impression de n’être personne ne doit pas nous empêcher d’exister. Notre présence sur Terre est importante et ce, qui que nous soyons.

Nous avons tou.te.s un rôle à jouer dans ce monde. Certaines personnes ont des rôles plus importants que les autres, mais chacun de nous permet de maintenir le monde en équilibre. Nous n’avons donc pas le droit de nous sous-estimer, ni même de nous surestimer.

Nous avons chacun.e nos responsabilités, nos rêves, nos croyances … Même si nous cherchons à nous différencier, plutôt que de chercher nos différences, nous devrions chercher nos ressemblances et nos points communs.

Car, en vérité, le monde n’est « chacun pour soi » que pour celles et ceux qui voient les choses de cette façon. Nous pouvons toujours adopter une manière différente de voir les choses. Nous pouvons être la source d’une révolution, celle de l’Amour.

C’est à nous de choisir entre Amour et égoïsme, entre Pardon et trahison, entre Vérité et mensonges … Quelles que soient nos décisions au quotidien, que nous soyons de bonnes ou mauvaises personnes, soyons sûr.e.s d’être nous-mêmes.

Né.e Pour Être Moi #68

Comment faire face à nos peurs ?

Depuis notre plus jeune âge, nos parents nous maintiennent dans la sécurité et le confort. Puis, à l’adolescence, nous commençons à prendre notre envol, à faire nos premières expérimentations de la vie. Et lorsque survient l’âge adulte, on se rend compte de l’existence de certaines peurs.

Ces peurs proviennent de notre passé plus ou moins lointain. Certaines sont conscientes alors que d’autres semblent se réveiller lors d’une situation qui nous est inconfortable. Quoiqu’il en soit, pour avancer sur le chemin de notre vie, nous nous devons de jouer notre propre parent pour nous rassurer et nous encourager.

Lorsque nous sommes capables de nous écouter, d’entrer en relation avec nous-mêmes, il naît une magie en nous. Nous devenons alors la source de notre propre bonheur. Car, celles et ceux qui prennent soin de leur bien-être sont capables de rester plus ou moins serein.e.s, même lorsque cela pourrait sembler difficile, comme lors d’épreuves de la vie par exemple.

Bien que sachant cela, il peut être difficile de nouer une relation avec nous-mêmes. Il y a des jours où s’aimer est tout bonnement impossible : on ne se trouve pas beau/belle, on ne voit que nos défauts, on ne sait pas comment s’en sortir … Quoiqu’il en soit, notre bonheur ne dépend que de nous-mêmes.

À notre époque, rares sont les personnes qui vont entrer dans nos vies pour nous guérir, nous rassurer et prendre soin de nous, alors que nous ne le faisons pas pour nous-mêmes. Les autres ne peuvent nous donner ce que nous ne nous accordons pas nous-mêmes. Que nous voulions de l’amour, du respect, de la compassion, de l’écoute … nous devons d’abord commencer à nous le donner.

Pour ce faire, nous devons accepter que nous valons autant que les autres. Les personnes qui n’ont pas d’insécurités sont rares. Les personnes que nous admirons et qui semblent en parfaite harmonie avec elles-mêmes, ne le sont pas tout le temps. Seulement, lors de leurs jours sombres, elles se cachent derrière un masque.

Je ne dis pas que la solution est de porter un masque voire même un costume. Camoufler ses insécurités ne les fait pas disparaître, cela peut même les rendre plus visibles à nos yeux. Car, ce que nous prenons le temps de cacher, nous prenons le temps de le voir, de l’analyser tout le temps. Cela ne peut que nourrir nos insécurités à long terme.

Se cacher n’est donc pas la solution et faire semblant non plus. Quelle est la solution alors ? La seule solution est d’apprendre à s’accepter soi-même. C’est difficile, mais nous en valons la peine. La vie en vaut la peine. Et nous sommes né.e.s pour une bonne raison. Mais, c’est à nous de vivre pour la découvrir.

Tes peurs, tes doutes, tes larmes, tes blessures … tout ce que tu peux ressentir aujourd’hui peut devenir la source de ton bonheur. Cela peut même devenir la source d’un monde meilleur pour chacun de nous.

Tes faiblesses seront la source de tes forces. Tes larmes seront la source de tes sourires. Tu peux être la solution de beaucoup de problèmes, alors prend le temps de devenir ta propre solution. Tu le mérites.

Tu mérites ce bonheur qui se profile à l’horizon. Ne perd pas l’espoir de jours meilleurs. Tes sourires et tes mots pourraient sauver une vie, à commencer par la tienne. Change ta façon de te parler, parle-toi comme si tu parlais à ta/ton meilleur.e ami.e. Donne-toi l’amitié dont tu as besoin même si tu es seul.e.

Tu es né.e pour être toi qui que tu sois au fond de toi. Découvre ta splendeur et brille car tu es fait.e pour cela. Sois toi-même, personne d’autre. Sois original.e, pas une simple copie.

Né.e Pour Être Moi #67

Celui ou celle qui ne veut pas réussir, échouera toujours. Mais, celui ou celle qui veut réussir, échouera autant de fois qu’il le lui faut avant de réussir. Lorsque nous voulons vraiment atteindre la victoire, nous devons nous battre jusqu’au bout. Chaque erreur et chaque faux pas, ne nous permettra que de faire des réajustements tout en testant notre foi.

Si nous ne croyons pas en nous-mêmes, pourquoi les autres devraient croire en nous ? Les autres révèlent en nous ce que nous sommes. Ils révèlent autant nos qualités que nos défauts, nos victoires comme nos défaites, notre lumière et nos ténèbres.

Ce que l’autre nous fait ressentir est un signal qui nous indique ce que nous devons faire : poursuivre sur cette voie ou changer de chemin. Certes, continuer sur la même voie peut sembler plus facile, mais, les efforts à fournir pourraient très facilement être plus intenses et plus nombreux.

Quoiqu’il en soit, nous devons nous battre pour nous-mêmes. Car, quelque part, malgré tout, nous sommes né.e.s seul.e.s et nous mourrons seul.e.s. Chaque vie a de la valeur mais ce sont nos mots et nos actes qui l’augmentent ou la diminuent. Que nous le voulions ou non, la société marche de cette façon.

Bien que la société soit comme elle est, puisque nous qui la composons pouvons changer, elle peut également le faire. Ne pas y croire, c’est rester dans l’aveuglement que les choses doivent demeurer telles qu’elles sont. Alors qu’en même temps, chacun.e d’entre nous ne souhaite qu’évoluer pour faire évoluer sa vie et celle de sa famille …

Le changement fait parti de la vie, il est inévitable. Si nous voulons prospérer, nous devons changer. Rester la même personne, demeurer dans la même routine ne nous apporte rien de bon, et ne peut que nous nuire à long terme. Car, à un moment donné, il faudra bien se demander si nous avons vécu comme nous le voulions au départ, ou si nous sommes passé.e.s encore et encore à côté de nos objectifs.


En lisant le livre Accomplir Sa Mssion de Dan Millman, j’ai été interpelée par plusieurs phrases :

« Pour apprendre, il faut changer. Changer veut parfois dire perdre la face. Perdre la face veut dire mourir au passé. Mourir au passé permet l’avènement du nouveau. Donc, rien ne change vraiment à moins que nous changions nous-mêmes. »

« Le seul véritable échec est de ne pas réussir à tirer des leçons de nos erreurs. »

« S’il est vrai qu’une vie sans examen de conscience ne vaut pas la peine d’être vécue, il est vrai également qu’une vie qui n’est pas vécue ne vaut pas la peine d’être examinée. »

Si nous nous perdons, ce n’est que pour mieux nous retrouver. Si nous sombrons, ce n’est que pour mieux voir la lumière. Si nous nous sentons submergé.e.s, ce n’est que pour mieux guérir. Chaque chose qui nous arrive, bonne ou mauvaise, nous permet d’évoluer vers la pire ou la meilleure partie de nous, et la responsabilité nous revient de choisir entre les deux.

Né.e Pour Être Moi #66

Je suis née pour être moi. Mais, qui suis-je au juste ? Je suis la fille de mes parents et la sœur de mon frère, mais ma famille n’est qu’un fragment de mon identité. Je suis terrienne, européenne et française, mais ma nationalité n’est qu’un autre fragment de mon identité.

Lorsque nous voulons décrire qui nous sommes, nous parlons de notre famille, de notre travail, de nos origines, de notre lieu de vie ou de naissance … Mais, l’ensemble de ces choses ne nous définissent pas vraiment car elles ne nous appartiennent pas vraiment non plus. Ce sont des choses qui sont, mais que nous n’avons pas forcément choisi.

Certaines parties de nous sont aussi des choses existantes mais que nous n’avons pas choisi non plus. Nous n’avons pas choisi la forme de notre corps, ni celle de notre visage ainsi que le reste de notre apparence. D’ailleurs, même notre apparence ne peut nous définir car nous changeons plus ou moins au fil du temps.

Si certains fragments de notre identité ne cessent d’évoluer, nous ne pouvons définir notre identité de manière définitive. Car, la personne que nous sommes aujourd’hui ne peut se définir qu’en fonction de notre vie actuelle. Puisque notre vie aura plus ou moins changé dans 5 ou 10 ans, notre identité changera également.

Lorsque nous analysons cela, nous prenons conscience que la question « Qui suis-je ? » n’a pas tellement de sens puisque la réponse finira toujours par changer. Il est donc inutile de s’obstiner à vouloir répondre à cette question.

Je pense que le plus utile pour chacun.e d’entre nous est de se demander : suis-je heureux.se ? Si la réponse est positive, restons tel.le que nous sommes. Et si elle est négative, faisons les changements nécessaires. De plus, il est plus facile de définir notre niveau de bonheur que notre identité. Et je dirai même que notre identité se construit en fonction de notre niveau de bonheur.


En lisant le livre Accomplir Sa Mssion de Dan Millman, j’ai été interpelée par une phrase :

« Sortez du gouffre et gravissez la montagne. »

Lorsque nous cherchons à savoir qui nous sommes, nous devons creuser au fond de nous. Nous pouvons alors prendre le risque de sombrer dans un gouffre. Mais, lorsque nous cherchons à être heureux.ses, nous ne cessons de gravir la montagne, même si de temps en temps nous tombons. Et lorsque nous tombons, nous nous relevons plus fort.e.s et plus fièr.e.s.

C’est au travers de nos erreurs et des tempêtes de la vie que notre bonheur est mis à l’épreuve. Et c’est dans cette mise à l’épreuve que nous apprenons à nous connaître. Car, ce n’est qu’en expérimentant que nous pouvons apprendre des leçons en étant sûr.e.s de ne pas les oublier. C’est la somme de nos expériences qui nous permettent le mieux de nous définir en tant que personne.

Car, si nous sommes courageux.ses, c’est parce que nous avons connu la peur et les doutes. Si nous sommes fort.e.s, c’est parce que nous avons été faibles, trahi.e.s, blessé.e.s ou déçu.e.s. Si nous sommes reconnaissant.e.s de ce que nous avons aujourd’hui, c’est parce que nous avons connu le manque ou la perte.

Nos expériences font de nous ce que nous sommes. Elles font ressortir le meilleur de nous autant que le pire. Notre identité se forge donc autant au travers de nos choix que leurs conséquences.

Nous avons le choix de devenir la meilleure ou la pire version de nous-même. Notre identité n’est donc pas à définir car elle consiste à devenir qui nous sommes au fond de nous ; et cela, tout en parcourant notre chemin vers le bonheur dont la définition est en constante évolution, tout comme nous.