Je suis née pour être moi et pourtant, je ne cesse de me perdre dans la peau de celle que je ne suis pas mais que je dois être. J’ai l’impression qu’on m’a inculqué une identité à laquelle je ne peux échapper. À quoi bon être moi si je ne sais même pas ce que cela signifie ?
Je sais que la vie peut être beaucoup plus simple qu’elle ne l’est. La vie n’a pas à être mon ennemie. Certes, je ne me sens pas libre à tout point de vue mais, je sais que je peux bâtir ma propre liberté. Et pour commencer, je crois qu’il est important de prendre le temps de définir ce qu’est la liberté pour moi. Car ma liberté n’est pas forcément celle des autres et la liberté des autres n’est pas forcément la mienne.
Je suis née pour être moi et je dois découvrir ce que cela signifie. Je crois que, plus qu’adopter un rôle, la vie c’est surtout devenir soi. Et si je ne suis pas moi, autant dire que je ne suis pas en vie. Au fond, je n’ai pas envie d’être une pâle copie de quelqu’un d’autre. Je veux n’être que moi.
Je suis une fille qui se prend un peu trop la tête pour des choses inutiles. Je suis aussi probablement un brin trop sensible pour ce monde. Mais en même temps, même si les défauts sont plus faciles à remarquer que les qualités, eux seuls ne peuvent pas me définir. Et si je suis capable de remarquer quels sont mes défauts, je peux aussi faire l’effort de remarquer quelles sont mes qualités.
Je suis humaine et donc imparfaite et faible. Mais, je suis aussi une guerrière, une femme forte qui a su se relever tant de fois, une femme qui mène ses combats comme elle pense devoir le faire : seule. Car, j’ai beau être la première à dire que lorsque ça ne va pas il faut oser parler. Pourtant, je suis bien trop souvent la première à ne pas ouvrir la bouche pour oser dire ce que je ressens.
Au fond, je sais que je suis entourée de personnes qui m’aiment et qui feraient tout pour moi. Mais, j’ai tellement été peinée, déçue, trahie que désormais j’ai simplement peur de faire confiance. Au final, je limite moi-même mon bonheur. Et je me rends compte aussi que, bien trop souvent, je remarque mes propres défauts plus facilement lorsqu’ils se révèlent chez les autres.
Je sais que je ne suis pas meilleure que les autres. Mais, je crois qu’inconsciemment je passe mon temps à croire que les autres sont meilleurs que moi et que j’ai moins de valeur qu’eux. Je commence à croire qu’au final je suis probablement la seule à ne pas croire en moi.
