Né.e Pour Être Moi #71

Je suis née dans un monde imparfait qui voudrait que je sois son contraire. J’ai lâché l’affaire. J’ai compris que je ne le serai jamais, alors je ne veux plus faire l’effort de le devenir. Je souhaite uniquement être meilleure de jour en jour.

Je ne veux plus vivre en me mettant la pression, ni en me comparant aux autres. Je ne veux plus vivre dans un monde pour lequel je serai toujours trop, ou pas assez. Je ne serai probablement jamais à la hauteur de ce monde, mais je sais que je suis à la hauteur de mes rêves.

Si la vie m’a appris une chose, c’est bien de croire en moi, même si je suis la seule. Car, sans confiance en soi, il n’y a pas de vie dans ce bas monde. C’est comme s’il cherchait à nous façonner d’une certaine manière, tout en sachant que tôt ou tard, nous finirons par ne plus correspondre aux idéaux sociétaux.

Le monde, finalement, n’a pas besoin d’êtres parfaits, mais d’êtres vrais. Courir après la perfection ne peut que provoquer des pertes, dont la perte de soi. Se perdre soi est la preuve que nous nous trompons de chemin.

Le bon chemin est celui qui nous mène à une meilleure version de nous-mêmes. Il ne faut donc pas chercher à tromper de peur d’être blessé.e, mais plutôt être vrai.e quitte à être trahi.e. Car quoiqu’il arrive, nous serons blessé.e.s un jour ou l’autre.

Nous protéger ne fait que reculer et intensifier notre future souffrance. Porter une armure et se barricader de barrières n’est pas la solution. Car, bien que cela nous permette de nous sentir en sécurité un moment, cela nous rend aveugles aux opportunités de bonheur qui se présentent à nous.

Il n’y a pas de chemin parfait car il n’y a pas de chemin sans risque. Et pour preuve : en vivant, nous prenons le risque inévitable de mourir.

Nous devrions vivre en gardant en mémoire qu’il ne peut y avoir de rivières de sourires sans cascades de larmes. Le bonheur ne prend sens que dans la souffrance. Il n’y a rien de mieux que l’expérimentation de la douleur pour se créer notre propre définition du bonheur. Souffrir est donc une chance, une opportunité de vivre mieux et vivre plus.

Pour vivre comme cela, il faut découvrir sa propre philosophie de vie. La peur, la honte et la jalousie doivent sortir pour faire place au bonheur. Quoiqu’il nous en coûte, notre vie démarre aujourd’hui, mais peut se terminer demain. C’est à nous de façonner nos histoires de nos propres mains.

Puisque le monde est fait de modèles, devenons-en de nouveaux. Puisque nous avons le droit d’avoir le choix, prenons-le. Puisque nous ne pouvons réécrire hier, inventons demain. Puisque notre bonheur ne dépend que de nous, devenons maîtres de nos vies.

Même si le monde nous rejette, gardons espoir et continuons de vivre. Car, si nous sommes né.e.s, ce n’est pas pour mourir, mais pour être et devenir. Nous sommes tou.te.s utiles et nécessaires. Nous sommes tou.te.s splendides.

Sans nous, le monde serait un peu moins vivant. Qu’importe ce que nous lui apportons, que ce soit de la lumière ou des ténèbres, il en a besoin pour son évolution. Mais, pour remplir notre mission, n’incarnons pas ce que le monde veut, mais devenons ce que nous voulons.