Je veux croire en un jour nouveau, un jour où je serai totalement moi-même et parfaitement épanouie. Mais, je sais que ce jour ne viendra qu’après de multiples efforts de ma part … Jusqu’à maintenant, j’ai un peu cette impression de tourner en rond. Je me rends compte que je guéris et grandis chaque jour, mais le moindre pas en arrière me fait peur.
J’ai peur de revenir en arrière par peur d’y rester bloquer plus qu’il ne le faut. Et en même temps, je sais que parfois, faire un pas en arrière est nécessaire pour prendre de l’élan avant un grand saut. Chaque fois que j’en ai l’occasion, j’ai l’impression de me dénigrer, comme si je reconnaissais plus les blessures passées que les possibilités futures … Je voudrais changer cela, je voudrais apprendre à briller autant que j’encourage les autres à le faire.
J’ai réalisé combien j’ai tendance à encourager les autres à s’exprimer alors que je ne cesse de me taire. J’encourage les autres à pleurer dès qu’ils en ressentent le besoin et je suis la première à réprimer toutes les émotions négatives que je ressens. Pourtant, chaque émotion doit être acceptée lorsqu’elle se présente. En vérité, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions, il n’y a que des occasions de guérir, d’évoluer et gagner en éclats.
Chaque chose demande du temps, il faut seulement apprendre à s’en accorder à soi-même. Je suis reconnaissante d’être là où je suis, de savoir ce que je sais et d’être capable de réaliser que je suis en constante évolution vers plus de lumière et donc plus de bonheur.
Chaque pas en arrière permet simplement de guérir des blessures et donc d’amoindrir la place qu’occupent les ténèbres en nous. Ceci permet plus de lumière en nous et autour de nous.
Comme le dit le proverbe : « tout vient à point à qui sait attendre », apprenons à nous accorder plus de patience en toute chose. Nous méritons toute la bienveillance que nous accordons aux autres. Développons autant d’amour pour nous que nous pouvons en éprouver pour les autres. Nous méritons de briller afin d’honorer les trésors que nous sommes.
