Dans Ma Playlist #32

Soprano – Clown

Soprano – Clown

« Suis-je le seul à porter ce masque ? Suis-je le seul à faire semblant ? Ce costume qu’on enfile tous les jours, dis-moi est-il fait sur mesure ou nous va-t-il trop grand ? »

Soprano – Clown

J’ai l’impression d’avoir traité ce sujet mille et une fois, et pourtant, j’ai le sentiment d’être à peine en train de devenir moi-même. C’est comme si, jusqu’à maintenant, je n’avais pas su définir mon identité.

C’est comme s’il y avait un fossé entre celle que je suis actuellement et celle que j’aspire à devenir. C’est un fossé qui rétrécit de jour en jour mais qui est tout de même encore présent, peut-être un peu trop ?


Paroles


Désolé ce soir je n'ai pas le sourire
Je fais mine d'être sur la piste malgré la routine
J'ai le maquillage qui coule, mes larmes font de la lessive
Sur mon visage de clown (mon visage de clown)

Je sais bien que vous n'en avez rien à faire
De mes problèmes quotidiens, de mes poubelles, de mes colères
Je suis là pour vous faire oublier, vous voulez qu'ça bouge
Ce soir je suis payé, je remets mon nez rouge

Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala

Désolé les enfants si ce soir je n'suis pas drôle
Mais ce costume coloré me rend ridicule et me colle
Je me cache derrière ce sourire angélique depuis longtemps
Je ne sais plus m'en défaire, mais qui suis-je vraiment ?

J'ai perdu mon chemin, avez-vous vu ma détresse ?
J'ai l'impression d'être un chien qui essaie de ronger sa laisse
Mais ce soir la salle est pleine, vous voulez que ça bouge
Donc je nettoie ma peine, et remets mon nez rouge

Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala

Suis-je seul à porter ce masque ?
(Oh) Suis-je seul à faire semblant ?
(Eh) Ce costume qu'on enfile tous les jours
Dis-moi est-il fait sur mesure ?
Ou nous va-t-il trop grand ?


Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala
Lalala lalala lalalala

Désolé ce soir je n'ai pas le sourire, oh
J'ai le maquillage qui coule, mes larmes font de la lessive
Sur mon visage de clown (mon visage de clown)

Né(e) Pour Être Moi #40

C’est génial de dire non, de dire stop. C’est génial de sortir d’un cadre dans lequel on est resté trop longtemps enfermé(e). C’est génial de choisir sa propre voie, sa propre identité. C’est génial de choisir pour arrêter de subir, enfin.

Tout cela n’est pas simple, mais, il est important de penser à soi avant tout. Ton bien-être doit passer avant celui des autres. Si tu as l’impression de subir ta vie, arrête de faire ce que tu fais. Arrête tes études, si tu ne te sens pas bien. Arrête de travailler, si tu ne te sens plus à ta place.

Cesse de douter, d’avoir peur et de te trouver des excuses. Combien de temps vas-tu encore subir ce que tu ne mérites pas ? Crois-tu vraiment que la vie c’est subir et n’être libre qu’à la retraite ? Prends le temps de répondre à ces questions, et rends-toi compte de la profondeur de ton mal-être.

Je suis passée par là, moi aussi. Il y a quelques mois de ça, j’ai cru subir les conséquences d’une décision qui a été prise pour moi. Cette décision consistait à une interruption de ma formation. (Je suis en 2ème année en école d’infirmière).

Ce n’est qu’après cette décision que j’ai pu me rendre compte à quel point j’avais besoin de cette pause. Je ne me sentais plus à ma place au sein de ma formation. J’avais l’impression de devoir porter un déguisement pour être quelqu’un que je ne suis pas.

J’ai retrouvé ma liberté. J’ai simplement réussi à transformer une situation d’échecs en une situation de réussites et d’épanouissement personnel. Si tu es au bord du gouffre, ne plonge pas. N’attends pas non plus que quelqu’un te sauve, car peut-être que personne ne le fera. J’ai eu de la chance, tout le monde n’en a pas mais tout le monde peut créer la sienne.

Si tu es au bord du gouffre, retourne-toi et change de chemin. Prends conscience que tu ne dois pas appauvrir ta santé pour enrichir une société qui se fiche de ton existence. Pense à toi et à ton bien-être avant toute chose.

Ce n’est pas facile, car tu peux facilement te sentir égoïste. Mais, penser à toi avant tout t’épargneras bien des douleurs. Plus tôt tu le comprendras, plus tôt tu t’épanouiras. Tu pourras enfin te sentir libre d’être qui tu es.

Rappelle-toi que tu vas mourir un jour, fais quelque chose de ta vie qui fera ta fierté, et celle de tes proches. Rappelle-toi que toi seul(e) est au contrôle de ton destin, arrête avec tes excuses. Tu vas mourir un jour, commence maintenant à être qui tu es.

Ne perds plus ton temps à essayer d’entrer dans un moule dont tu ne prendras jamais la forme. Ne perds plus ton temps à essayer d’être qui tu n’es pas. Ne perds plus ton temps à faire semblant d’être en vie et commence à vivre ta propre vie selon tes propres choix.

Soit tu subis pour mourir de douleur, soit tu choisis pour vivre de bonheur. Tu peux faire semblant d’être en vie tout en étant mort à l’intérieur de toi. Mais, tu peux aussi vivre comme tu le souhaites. Tes peurs, tes doutes ne sont que des excuses pour continuer de subir. Quand commenceras-tu enfin à choisir ?

Tous les choix que tu fais aujourd’hui déterminent ton avenir. Continuer de subir, c’est choisir le malheur, la maladie, les ennuis encore et toujours. Décider de choisir, c’est choisir le bonheur et tout ce qui l’accompagne, avec les hauts et les bas de la vie. C’est à toi que reviens la décision, soit tu subis, soit tu choisis.

Fais en sorte que ta vie compte. Tu es né(e) pour être toi et pour vivre ta propre vie. N’attends plus et commence maintenant. Tu vas mourir un jour.