J’ai longtemps eu ce sentiment de ne pas être à ma place et d’être de trop ici sur Terre. Je ne me sentais pas légitime et pas bienvenue. En empruntant le chemin de la spiritualité, j’ai appris que lorsque certaines personnes évoluent sur ce chemin, elles fuient le monde réel et sont incapables de mener des projets à bout. J’ai alors pris conscience que c’était mon cas.
J’ai réalisé que je n’étais pas ancrée. J’étais là, mais une partie de moi était ailleurs et se sentait étrangère à ce monde, d’où ce mal-être un peu inconscient, mais surtout perpétuel. J’ai donc fait une méditation d’ancrage debout (lien) qui m’a totalement libérée de ce ressenti.
A la fin de cette méditation, je me suis enfin sentie bienvenue. J’ai pu réaliser et accepter que j’ai ma place ici. J’ai même ressenti le besoin de faire ce que j’appelle « L’abécédaire du JE SUIS », qui n’est pas encore complet. Mais, voici mon abécédaire en question :
- Je suis aimée
- Je suis bienvenue
- Je suis créative et créatrice
- Je suis désirée
- Je suis engagée
- Je suis fortunée
- Je suis géniale
- Je suis illimitée
- Je suis légitime
- Je suis précieuse, puissante et productive
- Je suis talentueuse
- Je suis voulue
Je sens que j’entre enfin en phase avec moi-même. Au lieu de fuir ce que je ne comprends pas en moi-même, je prends le temps de le comprendre. Tout cela me fait de plus en plus réaliser que j’en vaux la peine et que je mérite de m’aimer moi-même.
J’ai encore des difficultés et des insécurités. Mais, je sais que tant que j’agirai en ma faveur, tout ira bien et de mieux en mieux. J’irai bien et de mieux en mieux. Et je crois que j’accepte enfin mon propre rythme. Même si je me sens parfois décalée par rapport à des gens de mon âge (25 ans), maintenant je sais que c’est OK.
Car, quoiqu’il arrive, je serai toujours en avance ou en retard par rapport à quelqu’un d’autre. Et c’est OK, c’est normal. Après tout, si ce n’est pas le moment pour moi et que je force ou fais semblant, je ne ferai rien d’autre que provoquer ma chute, dont je risque de devoir me relever seule. Alors, je prends mon temps.
Je prends le temps d’apprendre à me connaître, de parfaire ma relation avec moi-même et le miroir. Je reconnais enfin que j’ai le droit d’être moi comme je suis. Je reconnais que je suis légitime. Et aussi longtemps que j’aurai des prises de conscience comme celle-ci, j’ai l’assurance d’être sur le bon chemin pour devenir la vraie moi : celle qui est dépourvue de blessures, de séquelles, de croyances limitantes, de mensonges … tout ce qui est négatif et qui me freine.
Je suis enfin heureuse et j’apprends à savourer mon bonheur en me détachant de la peur que tout s’écroule. Pourquoi ça arriverait après tout ? Puisque j’ai droit au bonheur …
