Jeudi Je Dis #9

Si je ne devais garder qu’une seule phrase en tête pour décrire ce que je ressens, je dirais : « Je suis prête. ».

Je dirais que je suis prête car je me sens prête à laisser le passé derrière moi.

Je suis reconnaissante pour tout ce que j’ai pu vivre et expérimenter jusqu’aujourd’hui. Chacune de mes larmes m’a permis de forger une force de caractère que je n’aurai eu autrement. Je peux désormais dire que je suis reconnaissante envers toutes les personnes qui m’ont blessé d’une manière ou d’une autre.

Je suis reconnaissante envers moi-même de ne pas avoir tout laisser tomber. Je suis fière de moi, de tous les efforts que j’ai pu réaliser pour arriver où j’en suis aujourd’hui. Certes, ma vie n‘est pas parfaite mais je crois que je réalise enfin tout le chemin que j’ai parcouru.

Je vois tellement facilement le négatif que chercher le positif n’est pas encore un réflexe pour moi. Mais, je sais que je suis au bon endroit dans ma vie pour le moment.

Je suis reconnaissante pour mon passé et je suis prête pour mon futur.

Je suis prête pour avancer et faire avancer ma vie. Mais, je suis également reconnaissante pour mon présent. Je crois qu’après avoir fait tout ce qui était en mon pouvoir pour guérir et prendre mon envol, je suis enfin prête à savourer mon présent.

La vie est un cadeau, je le sais depuis toujours, même si j’avoue avoir eu des doutes avec les épreuves de la vie … La vie est un livre à remplir, une histoire à écrire dans laquelle je suis à la fois l’auteure et le personnage principal. Je peux penser par moment que je n’ai pas droit à l’erreur, mais c’est faux.

J’ai le droit à l’erreur car c’est au travers de mes erreurs que j’ai pu grandir et évoluer. J’ai le droit à l’erreur car la perfection n’existe pas donc je n’ai pas/plus à la chercher. J’ai le droit à l’erreur car que je le veuille ou non, je ferai de nouvelles erreurs à un moment ou un autre.

Et j’ai surtout le droit à l’erreur car sans lui, il n’y a pas de pardon possible, et je refuse de sombrer de nouveau dans la culpabilité. Je préfère continuer d’apprendre à me connaître et à m’aimer, surtout que je sais que j’ai encore d’autres trésors à découvrir, autant en moi que dans ce monde.

Je veux croire que la lumière peut trouver sa place même dans les lieux les plus ténébreux. Je veux croire que le courage peut révéler sa force quelle que soit la réalité qui nourrit la peur présente. Je veux surtout croire que l’amour finira par bannir la haine.

Car, même si le monde et tel qu’il est et que je suis telle que je suis, si la lumière et l’amour ont pu grandir en moi, cela est aussi possible à l’échelle du monde. Qu’importe le temps que cela prendra, la patience est toujours récompensée lorsqu’elle prend source de l’amour …

Jeudi Je Dis #8

Je veux croire en un jour nouveau, un jour où je serai totalement moi-même et parfaitement épanouie. Mais, je sais que ce jour ne viendra qu’après de multiples efforts de ma part … Jusqu’à maintenant, j’ai un peu cette impression de tourner en rond. Je me rends compte que je guéris et grandis chaque jour, mais le moindre pas en arrière me fait peur.

J’ai peur de revenir en arrière par peur d’y rester bloquer plus qu’il ne le faut. Et en même temps, je sais que parfois, faire un pas en arrière est nécessaire pour prendre de l’élan avant un grand saut. Chaque fois que j’en ai l’occasion, j’ai l’impression de me dénigrer, comme si je reconnaissais plus les blessures passées que les possibilités futures … Je voudrais changer cela, je voudrais apprendre à briller autant que j’encourage les autres à le faire.

J’ai réalisé combien j’ai tendance à encourager les autres à s’exprimer alors que je ne cesse de me taire. J’encourage les autres à pleurer dès qu’ils en ressentent le besoin et je suis la première à réprimer toutes les émotions négatives que je ressens. Pourtant, chaque émotion doit être acceptée lorsqu’elle se présente. En vérité, il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises émotions, il n’y a que des occasions de guérir, d’évoluer et gagner en éclats.

Chaque chose demande du temps, il faut seulement apprendre à s’en accorder à soi-même. Je suis reconnaissante d’être là où je suis, de savoir ce que je sais et d’être capable de réaliser que je suis en constante évolution vers plus de lumière et donc plus de bonheur.

Chaque pas en arrière permet simplement de guérir des blessures et donc d’amoindrir la place qu’occupent les ténèbres en nous. Ceci permet plus de lumière en nous et autour de nous.

Comme le dit le proverbe : « tout vient à point à qui sait attendre », apprenons à nous accorder plus de patience en toute chose. Nous méritons toute la bienveillance que nous accordons aux autres. Développons autant d’amour pour nous que nous pouvons en éprouver pour les autres. Nous méritons de briller afin d’honorer les trésors que nous sommes.

Jeudi Je Dis #7

Cela fait des années que je me cache sans le savoir. Je regarde les gens droit dans les yeux lorsqu’ils me parlent, comme si j’espérais inconsciemment les intimider pour qu’ils ne cherchent pas à voir qui je suis à l’intérieur. Et je crois que j’agis de cette façon car j’ai moi-même peur de ce qui se cache au fond de moi.

Au fil du temps, j’ai pu voir combien je suis capable d’être à la fois ma meilleure amie et ma pire ennemie. Et je pense que j’ai peur de finir par réaliser qu’y a plus de ténèbres que de lumière en moi. Je sais que je ne devrais pas penser comme cela, mais je crois que, sans plonger au fond de moi réellement une bonne fois pour toute, je ne connaitrais pas la vraie paix, celle qui me permettrait de m’épanouir pour de bon et pour de vrai.

Puis, je pense au final que la lumière, la vraie, provient des ténèbres elles-mêmes. La lumière provient d’elles car ce sont de toutes nos blessures, nos peines et nos peurs que naissent nos plus grands rêves. Car, sans toucher le fond, grimper et atteindre le sommet est impossible. Je suis convaincue de cela mais, en même temps, il est tellement facile de se laisser aller et croire ces petits mensonges qui nous disent que sombrer est la seule chose dont nous sommes capables …

Je sais que je ne suis pas la seule à ressentir ce genre de choses, ce sentiment de n’être qu’un point insignifiant, et c’est pour cela que je me permets d’écrire ce texte. Je veux être réelle et cesser de ne voir que la personne que j’ai le désir de devenir. Celle que je suis aujourd’hui a non seulement le droit d’exister, mais elle a aussi le droit d’être entendue autant qu’elle en ressent le besoin.

Voilà ce que je veux dire lorsque je dis que je veux être la voix de celles et ceux qui n’ont plus la force ou qui ont peur de prendre la parole. Le monde est tellement faux que même si ma vérité est laide, je veux la laisser s’exprimer telle qu’elle est. Et puis après tout, même si je suis née pour être moi, je dois d’abord accepter d’être celle que je suis aujourd’hui. Car, plus qu’être née pour devenir, je suis avant tout née pour être et découvrir ce que cela signifie.

Alors, voilà qui je suis, loin d’être un modèle, je suis une fille réelle avec tous mes défauts conscients et inconscients. Je suis une fille qui se sent perdue au milieu de tout ce qui fait d’elle qui elle est : toutes ses peurs, ses angoisses, ses désirs et ses rêves. Je suis simplement moi en pleine évolution et en plein apprentissage de self love et self acceptance.

Le chemin va être long mais il est nécessaire et il est plus que temps de le parcourir. Tout va bien se passer car désormais, je suis capable de vraiment m’exprimer. Et aussi longtemps que je me permettrai d’être sans paraître, je ne pourrais que trouver ce qui m’est destiné.

Jeudi Je Dis #6

Qu’importe la personne que je suis censée devenir, tout me guide vers cette future version de moi. Je sais désormais que quoiqu’il arrive, que ce soit de bonnes ou de mauvaises décisions ou expériences, tout est pour mon bien. Car, chacune de mes erreurs m’ont permis d’apprendre, de grandir et de corriger ce que je pensais savoir.

Il n’y a pas une seule partie de mon passé qui ne m’a pas servi. Toutes mes larmes m’ont permis de réaliser ce qu’est vraiment le bonheur pour moi. Tous mes échecs m’ont permis de définir la vraie réussite. Et toutes mes peurs ont fait naître un courage en moi et l’ont renforcé pour que je devienne forte et courageuse à mon tour.

La suite de ma vie n’est que son début. J’ai plein de choses à construire, plein de rêves à réaliser, plein de peurs à décaniller … Mon combat n’est pas terminé mais, je sais désormais que je le remporterai. Je réussirai chaque chose que j’entreprendrai car j’en ai le droit. Il faut que ma vie change.

Je ne veux plus vivre dans ces cases délimitées par des mensonges qui existent depuis des décennies. Puisque je suis une âme libre vivant dans un corps et non l’inverse, j’ai le droit et le pouvoir de vivre une vie de liberté. Cela va à contre-courant des pensées de ce monde, mais qui a dit que j’étais obligée de m’y conformer ?

Je me suis toujours sentie différente, un peu à part des autres. Et si ce sentiment avait toujours été là pour me permettre non seulement d’être différente, mais de vivre une vie différente ? En tout cas, je refuse de me trahir plus longtemps en cachant encore et toujours ma différence. Maintenant, c’est terminé.

Je refuse de me cacher, de me taire et d’être simplement une pièce d’un jeu sur lequel je n’ai aucun pouvoir. Ma vie m’appartient et j’ai le devoir d’en faire un rêve. J’ai le pouvoir d’agir pour changer les choses en ma faveur.

Une personne différente devrait vivre une vie différente pour faire la différence dans ce monde. Le monde n’a pas besoin de conseils ni de leçons car il ne les écoute jamais. Le monde a besoin de plus de modèles et d’exemples et chacun de nous peut en devenir un. Il ne tient qu’à nous de prendre une décision et de mettre en place les actions nécessaires.

Si la vie des autres peut changer, alors ma vie peut changer. Ta vie peut changer et le monde entier peut se transformer. Ne nous laissons pas avoir par ce qui est, mais transformons-le.

Jeudi Je Dis #5

Je me sens au début d’un nouveau chapitre, c’est l’occasion de recommencer ma vie en redéfinissant qui je suis. Ce n’est sûrement pas la dernière fois que je ressens cette impression. C’est agréable et déroutant à la fois.

Ce que je n’aime pas, c’est le fait que je ne me rends jamais compte du moment où je commence à sombrer. Je ne me réveille qu’à partir du moment où j’approche le fond. Mais, ce que j’aime, c’est cette opportunité de pouvoir me remettre en question. J’ai l’occasion de mieux être, mieux faire et surtout, mieux vivre.

Ces remises en question me permettent de découvrir de nouvelles parties de moi qui cherchent à s’exprimer depuis longtemps, et qui se font enfin entendre. Je deviens alors enfin disponible à moi-même, comme si j’étais capable à la fois d’être ma meilleure amie, ma grande sœur et un peu ma mère aussi. J’adore apprendre à être à l’écoute de moi-même surtout que, plus je grandis et plus j’ai besoin d’être là pour moi.

Par moment, je peux sentir que ma vie traverse une tempête qui m’emmène vers une nouvelle moi. Et durant cette traversée, il peut arriver qu’une partie de moi soit terrifiée du futur ou en deuil du passé. Ce que j’ai appris à faire pour traverser la tempête plus calmement, c’est d’accepter de ressentir ce que je ressens.

Plus j’accepte rapidement, plus je sais comment m’aider et le mieux, c’est de me laisser le temps de digérer mes émotions et les souvenirs qui vont avec. Lorsque des blessures, des émotions négatives ou des souvenirs remontent à la surface, je ne me juge plus. J’accepte ce qui me vient, je cherche à apprendre et comprendre le message, j’exprime ce qu’il y a à exprimer, je pardonne ce qu’il y a à pardonner …

Mais surtout, je me laisse le temps qu’il me faut et je m’accompagne autant qu’il me le faut. Car, dans ces moments-là, ce dont j’ai le plus besoin, c’est de moi-même.

Jeudi Je Dis #4

Je dis que la vie est une fête et que même si nous devons apprendre à être des adultes, nous devons savoir rester des enfants. Les enfants savent apprécier la vie et faire de chaque jour une occasion de s’amuser. Ils savent s’émerveiller du moindre petit miracle.

Si notre vie devient fade et morose, c’est qu’il est temps de renouer avec notre enfant intérieur. Cela fait longtemps que nous l’avons oublié et qu’il se sent négligé chaque jour. Cet enfant a besoin de nous et nous avons besoin de lui pour nous épanouir. Aucune autre version de nous-même ne sait mieux comment s’amuser que ce petit être que nous avons été.

Certes, la vie nous oblige à grandir, mais, j’ai l’impression que plus nous gagnons en maturité, et moins la vie nous paraît étincelante et remplie de sens. Plus les responsabilités prennent de la place et plus notre enfant intérieur se trouve caché de plus en plus loin.

Rien n’attriste plus un enfant que la négligence, alors pourquoi nous négligeons-nous nous-mêmes ? Tout comme un enfant a besoin de se sentir aimé, notre être intérieur a besoin de se sentir aimé par nous-mêmes.

Ce n’est pas parce que le monde nous rejette que nous devons nous rejeter nous-mêmes. Ce n’est pas parce que le monde nous hait que nous devons nous haïr nous-mêmes. Ce n’est pas parce que le monde est violent envers nous que nous devons être violent envers nous-mêmes.

Ne nous infligeons pas les blessures que le monde nous inflige déjà. Nous n’avons pas besoin de ça. Nous ne sommes pas une poubelle, nous n’avons pas besoin de ces déchets. Il y a de si belles choses dans le cœur de l’être humain, valorisons-les et rendons la vie à ces belles choses.

Tout comme le monde peut changer, notre vie peut changer aussi, mais pas sans nous. Et que nous manque-t-il pour que tout change ? Uniquement nous-mêmes. Car, l’assurance n’est pas un moteur, seulement l’énergie qui nous permet de continuer. Notre moteur finalement, c’est nous-mêmes.

Nous sommes la raison de nos rêves. Nous incarnons le pourquoi de leur existence en nous. Et tant que ce pourquoi existe en nous, nous pouvons tout réaliser. Les seules limites à nos vies sont celles que nous avons en tête. Et seuls les rêveurs peuvent être capables d’innover. Tout commence par pourquoi, les quoi et comment viennent par la suite.

Jeudi Je Dis #2

« Une blessure qui remonte n’est rien d’autre qu’un appel à l’aide à soi-même … »

Par moment, je me demande combien de fois vais-je devoir revivre des émotions passées … ? J’ai souvent cette impression qu’elles remontent alors qu’un changement survient ou va survenir dans ma vie. J’imagine que c’est une chose normale, mais j’en ai plus que marre de devoir subir ce genre de cycle infernal …

Je me demande ce qui ne va pas chez moi puis, je me rends compte que je ne prends tout simplement pas assez soin de moi. Je m’abandonne beaucoup trop facilement, c’est comme si je n’arrivais pas à être fidèle envers moi-même.

Pourtant, je sais combien il est important de faire des efforts pour entretenir mes relations avec les personnes que j’aime. Je pense donc qu’inconsciemment, mes proches ont plus d’importance à mes yeux que moi-même … Quelque part, c’est une bonne chose car cela montre que je sais aimer. Mais, en même temps, cela montre combien je ne m’apprécie pas assez.

En plus, par moment, j’ai ce désir d’être aimée un peu plus que je ne le suis déjà. C’est un peu comme si une partie de moi réclamait une part d’amour qu’elle a l’impression de ne pas recevoir. Et si cette part d’amour qui me manque était la mienne ?

Et si entretenir une relation avec moi-même nécessitait un plan d’action ? L’idée serait de faire les choses que j’aime au minimum 2-3 fois par semaine en faisant un emploi du temps. En faisant ainsi, je serai sûre de pouvoir entretenir régulièrement ma relation envers moi-même. Car, en vérité, je devrais être suffisamment importante à mes yeux pour me montrer combien je le suis chaque jour.

Je voudrais tant m’aimer et avoir parfaitement confiance en moi. Je sais que la perfection est un état que je n’attendrais jamais réellement. Mais, plus je me montrerai que je suis importante et plus je pourrais croire en moi.

Il faut que je me mette en tête que :

  • Je mérite mon bonheur présent et mon bonheur futur.
  • J’ai de la valeur.
  • Je suis importante.
  • Ma vie compte alors mes rêves comptent aussi.
  • J’ai le droit au bonheur et je m’octroie le droit de le garder.

« La vie est faite pour être vécue et non rêvée alors vis-la ! »