Né.e Pour Être Moi #83

Je suis à un moment de ma vie où, même si je ne sais pas totalement qui je suis, je sais qui j’ai envie d’être.

J’ai surtout enfin réalisé que je suis à ma place dans ce monde car j’y ai ma place. Je n’ai pas à me battre pour prouver quoi que ce soit. Je ne dois me battre que pour ce qui me tient à cœur, et non à cause de mes peurs.

Mes peurs ne me mèneront jamais vers mes rêves mais créeront toujours des embuches sur mon chemin pour le rendre plus compliqué qu’il ne peut l’être de lui-même. Quant à mon cœur, lui sait quel chemin prendre et quel choix faire à chaque moment pour demeurer dans le bonheur.

Mais, même en ayant conscience de cela, il est parfois compliqué de faire la différence entre la voix de nos peurs et celle de notre cœur. Car, lorsque les peurs font surface, le cœur devient comme muet malgré ses cris d’alerte. Et lorsque le cœur parle, la voix de la raison peut nous faire entendre nos peurs …

Faire la différence entre ces deux voix prend du temps et je pourrais même dire que cela prend une éternité. Car, je pense qu’il ne suffit pas de se connaître soi-même pour y arriver tout le temps. Cela demande beaucoup de courage, d’autant plus que, parfois l’intensité de nos peurs est trop forte pour que le courage l’emporte.

Demeurer fidèle à soi-même dans un monde où la tromperie se fait reine est chose difficile. Le monde ne cesse de nourrir nos peurs. Ecouter notre cœur revient donc à nager à contre-courant, ce qui peut vite devenir épuisant.

Combien d’entre nous ont emprunté un chemin à contrecœur et combien y sont toujours ? Pourquoi est-il aussi simple de se perdre soi-même ? Avons-nous peur à ce point du bonheur ?

Pour moi, un chemin qui ne rend pas heureux n’aurai pas dû être pris malgré les leçons que cela apporte. Certes, la vie est faite pour grandir au travers de chaque leçon mais accepter que notre vie soit remplie de leçons plus que de passion est affreux. Mais bon après tout, peut-être vaut-il mieux être sage plutôt qu’heureux … ?

Comment réussir dans un monde qui ne nous apprend pas à être heureux ? Comme si la richesse était le seul vrai critère de la réussite … En vérité, chacun ses rêves et chacun sa définition de la réussite, non ?

La réussite est quelque chose de personnel et ne peut donc être évaluée à sa juste valeur que par nous-même. Ma réussite n’a pas forcément les mêmes critères que celle des autres et inversement. Mais un critère qui reste valable pour tout le monde est le bonheur. La réussite sans bonheur n’est pas une réussite au même titre que l’amour sans respect.


Le cœur apporte la paix, les peurs la tempête. Pour sortir la tête de l’eau, il suffit parfois de plonger au fond de soi. Nous sommes toujours plus que ce que nous pensons être. Nous avons un trésor et des ressources inestimables en nous. Nous avons toute la vie pour les découvrir et les chérir mais chaque moment compte car nous finirons un jour par périr.

Et je pense que c’est une bonne chose à garder en tête que d’avoir conscience qu’un jour nous allons mourir. Car, puisque nous allons mourir à quoi bon écouter nos peurs ? La voix de notre cœur existe pour la même raison que notre propre existence.

Nous ne pouvons plus perdre notre temps à nous trahir. Notre devoir envers nous-mêmes est d’être à l’écoute et fidèle à nous-mêmes. Nous méritons le bonheur. Nous avons notre place sur Terre. Et plus nous comprendrons que nous avons notre place, plus nous pourrons vivre une vie qui nous ressemble vraiment.

Il est plus urgent que nous incarnions l’exemple dont nous manquons que la différence que nous souhaitons voir dans le monde. Quelque part, ces deux notions signifient la même chose. Mais selon moi, incarner l’exemple impose la voix du cœur tandis qu’incarner la différence peut révéler des peurs.

Alors incarnons l’exemple, soyons nous-même en toute circonstance.