Né.e Pour Être Moi #75

Même en étant blessé.e.s et à terre pendant des années, il arrive un jour où nous nous rendons compte que nous avons réussi à guérir et être en paix. Même si nous avons passé des années à pleurer et culpabiliser, un beau jour, nous n’y pensons plus. Et un jour, en pensant aux mêmes souvenirs, il s’avère qu’ils ne nous sont plus douloureux.

La vie est magique quand on y pense. Comment est-ce possible de guérir et être en paix avec ce qui nous était insupportable ? Et si la vie pouvait être encore plus magique ? Ne l’est-elle pas déjà ?

La vie n’est pas comme un long fleuve tranquille, tout le monde le sait. Elle nous fait prendre des virages, freine brusquement ou accélère sans qu’on ne s’y attende. Elle nous fait tomber, nous aide plus ou moins à nous relever, et nous refait tomber, ainsi de suite.

Pourtant, elle ne cesse de nous éduquer. Elle nous permet de changer de croyances au fil de l’eau. Elle nous permet de grandir et d’évoluer. Elle nous apprend ce qui nous apporte le bonheur et ce qui le fait fuir, ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas …

La vie est ainsi faite de leçons. Quelque part, elle est notre meilleure alliée, même si elle peut se montrer notre pire ennemie. Quelle nous montre le meilleur ou le pire d’elle-même, elle est avant tout le reflet de qui nous sommes et le chemin à suivre pour forger notre identité et concrétiser nos souhaits.


Ce texte fait référence à ce que j’ai vécu hier. Lors d’une discussion, je me suis rendue compte qu’en repensant à une période de ma vie, j’étais en paix avec elle. Cela m’a fait bizarre car, il y a quelques semaines, j’avais encore pleuré à ce sujet.

Je me sentais si coupable que je ne pensais plus qu’un jour je guérirai, et encore moins que je finirai en paix avec ce souvenir.

J’adore quand la vie fait des cadeaux comme cela. Parfois, il n’y a rien de mieux que de se rendre compte que le poids sur nos épaules a disparu.

Né.e Pour Être Moi #74

Devenir adulte est quelque peu traumatisant. Je sens une joie et une fierté en moi à l’idée de devenir indépendante. Mais, en même temps, je ressens une douleur en moi. C’est un peu comme si mon Moi enfant se sentait mise de côté, abandonnée et rejetée.

Je sais ce qui rend mon enfant intérieure heureuse. Et en même temps, je ne m’accorde pas le temps nécessaire pour qu’elle puisse s’épanouir. Cela fait longtemps que je ressens les choses de cette manière, et j’avoue ne pas trop savoir comment y remédier.

Personne ne m’a jamais dit que devenir adulte pouvait être aussi déroutant. J’ai l’impression que depuis notre plus jeune âge nous voulons gagner en indépendance, sans vraiment savoir ce que cela signifie.

Je sais que grandir est nécessaire et que cela fait partie de la vie. Mais, même si « grandir » rime avec « s’épanouir », cela n’est pas toujours évident. Et je suis sûre que je ne suis pas la seule à penser de cette façon.

En fait, c’est un peu comme si la liberté que je réclamais sans cesse, me faisait peur maintenant que je l’ai. Pourquoi ça ? Comme se fait-il que nous puissions ressentir de la peur à l’idée d’avoir enfin ce dont nous n’avons cesser de rêver ? Peut-être est-ce parce que nous avons peur d’échouer, peur de l’inconnu, peur de ne pas le mériter … ?

Au fond, nous avons tant de peurs et tant d’arguments pour les justifier. Mais ces peurs nous paralysent et compliquent notre vie. Elles sont nécessaires pour valoriser le courage qui existe en nous. Et en même temps, elles nous apprennent à nous dépasser, à nous prouver sans cesse que nous valons mieux et plus que ce que nous croyons.

Trouver le courage est donc le meilleur moyen de trouver le bonheur.


Je ne savais pas comment poursuivre l’écriture de ce texte après cette dernière phrase. Puis, je me suis rendue compte que je n’avais pas eu les mots pour résoudre mon conflit interne vis-à-vis de mon enfant intérieure.

En y réfléchissant bien, j’ai fini par comprendre que si elle se sent abandonnée et rejetée, c’est également à cause des peurs que je ressens en gagnant en indépendance. Quelque part, maintenant que je sais que je vais pouvoir prendre soin de mon enfant intérieure comme elle le mérite, j’ai peur de ne pas être à la hauteur pour elle.

En fait, c’est un peu comme si devenir adulte signifiait devenir parent de moi-même. Et d’un côté, c’est le cas. Je pense que c’est l’une des raisons qui me retient de lui accorder du temps pour le moment. Car, j’ai peur qu’en prenant du temps pour elle, ma peur de l’indépendance gagne en puissance.

Je suis donc partagée entre les peurs de mon enfant intérieure et celles de mon Moi actuel – je ne me sens pas encore assez mature pour dire que je suis adulte -. Je pense alors qu’en dehors de trouver du courage, il faut aussi apprendre à se laisser du temps. Cela ne veut pas dire se laisser souffrir, cela signifie apprendre à grandir et s’épanouir à la fois.

Né.e Pour Être Moi #72

La vie nous fait souffrir pour que nous puissions grandir. Sans nous planter tel.le.s des fleurs, nous ne pouvons pousser. En regardant la souffrance de ce point de vue, on voit qu’elle nous est bénéfique. Mais, comme une pièce possède deux faces et une histoire toujours deux versions, la souffrance a aussi des conséquences plus ou moins néfastes.

Car lorsque nous sommes trahi.e.s, rejeté.e.s, abandonné.e.s ou victimes de violences quelles qu’elles soient, nous perdons confiance en l’Humain. Malgré nos efforts et notre envie d’aller vers les autres, le poids de nos blessures nous retient.

Et même lorsque nous sommes guéri.e.s, une part de nous se souvient malgré tout de la souffrance que nous avons connu. Cette part nous conduit alors à saboter, malgré nous, nos moindres efforts. Mais, comme rien n’est vraiment insurmontable, nous pouvons nous en sortir.

Cela demande du temps et de la patience, encore et toujours des efforts. Mais, comme chaque champion finit toujours par être récompensé de ses efforts, nous connaîtrons aussi notre Victoire. Notre vie n’est pas finie et elle peut commencer et recommencer tant que nous pouvons respirer.

C’est à nous de choisir. Soit nous voulons nous battre pour donner tort à toutes celles et ceux qui nous ont fait du mal. Soit nous voulons abandonner pour leur montrer qu’ils avaient raison et qu’ils ont non seulement réussi à nous atteindre, mais également à nous maintenir à terre, totalement détruit.e.s.

Nous sommes des champion.ne.s en devenir. Je crois en nous. J’ai appris à croire en moi et malgré des difficultés par moment, je trouve que je m’en sors bien. Alors c’est en connaissance de cause que je peux te dire à toi qui me lis :

Tu peux t’en sortir. Tu peux croire en toi. Tu peux guérir. Tu peux réaliser tes rêves. Tu peux te relever. Tu peux oser. Tu peux être toi. Mais rien n’arrivera si tu ne fais pas le premier pas. Tu as besoin de toi, de t’écouter, de prendre soin de toi.

Le monde extérieur peut t’atteindre, mais tu peux choisir comment réagir. Dans le bruit, tu peux choisir de crier : « Stop ! » ou te boucher les oreilles en attendant que cela passe. Dans la souffrance, tu peux choisir de la supporter et d’avancer avec elle, ou apprendre à la surmonter. Mais, quel que soit le choix que tu fais, assure-toi que ce soit le bon pour toi.

Né(e) Pour Être Moi #46

Texte inspiré de la chanson « Me Voici » de Caroline Costa



Il est temps pour moi d’être moi, en assumant qui je suis. Je me suis beaucoup trop longtemps et trop souvent trahie pour les autres. Dorénavant, je suis la personne la plus importante de ma vie. Cela ne signifie pas que j’arrête d’aimer les gens, je ne deviens pas égoïste. J’ai juste appris à reconnaître le trésor que je suis, mon devoir est d’en prendre soin.

Je ne me trahirai plus pour qui que ce soit. Je choisis de parler même si on m’ordonne de me taire. Je choisis de dire la vérité même si cela risque de faire du mal. Je choisis d’agir en conformité avec la personne que je suis. Que je plaise ou non, je choisis d’être authentique.


Alors, me voici ! Oui, me voilà ! Maintenant que je sais qui je suis, plus rien ni personne ne m’arrêtera. J’ai activé le mode guerrière. Je suis celle qui attaque, et non celle qui abandonne. Je me bats dorénavant pour mes rêves, pour la personne que je suis.


Je suis un trésor. Je n’écoute plus les mensonges faits de peurs. J’écoute mes peurs, je les prends dans mes bras et j’avance avec elle. Telle une mère avec ses enfants, j’avance avec mes peurs. Mon devoir est de me montrer que je n’ai aucune raison de demeurer dans la peur. La plupart des peurs ne sont que des illusions …

Il est maintenant temps d’affirmer la personne que je suis. Je mérite d’être libre. Je mérite d’être entendue. Je mérite d’être en vie. Je mérite d’être 100% vivante. Je mérite simplement car je respire. Tant que je respire, je vivrai pour mes rêves.

Je sais qui je suis. Je suis un être humain qui a compris qu’il est un morceau de l’Univers. Je suis pleinement aimé(e), aidé(e) et accompagné(e) dans mon chemin de vie. Je suis fait(e) pour être, pas seulement exister. Je suis fait(e) pour avoir, pas seulement obtenir. Je suis fait(e) pour faire, pas seulement observer les autres en me demandant : « pourquoi pas moi ? ».

Je saisis mon destin et me dirige vers le sommet. Je ne m’arrêterais que pour reprendre mon souffle. Je ne veux plus la médiocrité alors que je suis né(e) pour le meilleur. Je ne veux plus la haine alors que je suis né(e) pour l’amour. Je ne veux plus l’indifférence alors que je suis né(é) pour le respect. Je ne veux plus le manque alors que je suis né(e) pour l’abondance.

J’ai compris tout cela alors je suis libre de tout mensonge. Je suis entièrement moi-même. Je vis ma vie. Je serai une preuve de plus que savoir qui l’on est, dans ce monde sans identité, est le seul moyen de réussir. Je serai une preuve de plus que l’on peut réussir, même en étant en bas de l’échelle. Je serai une preuve de plus qu’être soi-même finit toujours par ouvrir toutes les portes.

Je suis moi aussi capable de réussir et je réussirai. Je suis moi aussi capable. Je suis capable de dompter mes peurs et de me libérer de leur emprise. Je suis capable. Je suis né(e) pour être moi. Je suis né(e) pour dire : « Cher Monde, me voici ! ».