Jeudi Je Dis #2

« Une blessure qui remonte n’est rien d’autre qu’un appel à l’aide à soi-même … »

Par moment, je me demande combien de fois vais-je devoir revivre des émotions passées … ? J’ai souvent cette impression qu’elles remontent alors qu’un changement survient ou va survenir dans ma vie. J’imagine que c’est une chose normale, mais j’en ai plus que marre de devoir subir ce genre de cycle infernal …

Je me demande ce qui ne va pas chez moi puis, je me rends compte que je ne prends tout simplement pas assez soin de moi. Je m’abandonne beaucoup trop facilement, c’est comme si je n’arrivais pas à être fidèle envers moi-même.

Pourtant, je sais combien il est important de faire des efforts pour entretenir mes relations avec les personnes que j’aime. Je pense donc qu’inconsciemment, mes proches ont plus d’importance à mes yeux que moi-même … Quelque part, c’est une bonne chose car cela montre que je sais aimer. Mais, en même temps, cela montre combien je ne m’apprécie pas assez.

En plus, par moment, j’ai ce désir d’être aimée un peu plus que je ne le suis déjà. C’est un peu comme si une partie de moi réclamait une part d’amour qu’elle a l’impression de ne pas recevoir. Et si cette part d’amour qui me manque était la mienne ?

Et si entretenir une relation avec moi-même nécessitait un plan d’action ? L’idée serait de faire les choses que j’aime au minimum 2-3 fois par semaine en faisant un emploi du temps. En faisant ainsi, je serai sûre de pouvoir entretenir régulièrement ma relation envers moi-même. Car, en vérité, je devrais être suffisamment importante à mes yeux pour me montrer combien je le suis chaque jour.

Je voudrais tant m’aimer et avoir parfaitement confiance en moi. Je sais que la perfection est un état que je n’attendrais jamais réellement. Mais, plus je me montrerai que je suis importante et plus je pourrais croire en moi.

Il faut que je me mette en tête que :

  • Je mérite mon bonheur présent et mon bonheur futur.
  • J’ai de la valeur.
  • Je suis importante.
  • Ma vie compte alors mes rêves comptent aussi.
  • J’ai le droit au bonheur et je m’octroie le droit de le garder.

« La vie est faite pour être vécue et non rêvée alors vis-la ! »

Né.e Pour Être Moi #83

Je suis à un moment de ma vie où, même si je ne sais pas totalement qui je suis, je sais qui j’ai envie d’être.

J’ai surtout enfin réalisé que je suis à ma place dans ce monde car j’y ai ma place. Je n’ai pas à me battre pour prouver quoi que ce soit. Je ne dois me battre que pour ce qui me tient à cœur, et non à cause de mes peurs.

Mes peurs ne me mèneront jamais vers mes rêves mais créeront toujours des embuches sur mon chemin pour le rendre plus compliqué qu’il ne peut l’être de lui-même. Quant à mon cœur, lui sait quel chemin prendre et quel choix faire à chaque moment pour demeurer dans le bonheur.

Mais, même en ayant conscience de cela, il est parfois compliqué de faire la différence entre la voix de nos peurs et celle de notre cœur. Car, lorsque les peurs font surface, le cœur devient comme muet malgré ses cris d’alerte. Et lorsque le cœur parle, la voix de la raison peut nous faire entendre nos peurs …

Faire la différence entre ces deux voix prend du temps et je pourrais même dire que cela prend une éternité. Car, je pense qu’il ne suffit pas de se connaître soi-même pour y arriver tout le temps. Cela demande beaucoup de courage, d’autant plus que, parfois l’intensité de nos peurs est trop forte pour que le courage l’emporte.

Demeurer fidèle à soi-même dans un monde où la tromperie se fait reine est chose difficile. Le monde ne cesse de nourrir nos peurs. Ecouter notre cœur revient donc à nager à contre-courant, ce qui peut vite devenir épuisant.

Combien d’entre nous ont emprunté un chemin à contrecœur et combien y sont toujours ? Pourquoi est-il aussi simple de se perdre soi-même ? Avons-nous peur à ce point du bonheur ?

Pour moi, un chemin qui ne rend pas heureux n’aurai pas dû être pris malgré les leçons que cela apporte. Certes, la vie est faite pour grandir au travers de chaque leçon mais accepter que notre vie soit remplie de leçons plus que de passion est affreux. Mais bon après tout, peut-être vaut-il mieux être sage plutôt qu’heureux … ?

Comment réussir dans un monde qui ne nous apprend pas à être heureux ? Comme si la richesse était le seul vrai critère de la réussite … En vérité, chacun ses rêves et chacun sa définition de la réussite, non ?

La réussite est quelque chose de personnel et ne peut donc être évaluée à sa juste valeur que par nous-même. Ma réussite n’a pas forcément les mêmes critères que celle des autres et inversement. Mais un critère qui reste valable pour tout le monde est le bonheur. La réussite sans bonheur n’est pas une réussite au même titre que l’amour sans respect.


Le cœur apporte la paix, les peurs la tempête. Pour sortir la tête de l’eau, il suffit parfois de plonger au fond de soi. Nous sommes toujours plus que ce que nous pensons être. Nous avons un trésor et des ressources inestimables en nous. Nous avons toute la vie pour les découvrir et les chérir mais chaque moment compte car nous finirons un jour par périr.

Et je pense que c’est une bonne chose à garder en tête que d’avoir conscience qu’un jour nous allons mourir. Car, puisque nous allons mourir à quoi bon écouter nos peurs ? La voix de notre cœur existe pour la même raison que notre propre existence.

Nous ne pouvons plus perdre notre temps à nous trahir. Notre devoir envers nous-mêmes est d’être à l’écoute et fidèle à nous-mêmes. Nous méritons le bonheur. Nous avons notre place sur Terre. Et plus nous comprendrons que nous avons notre place, plus nous pourrons vivre une vie qui nous ressemble vraiment.

Il est plus urgent que nous incarnions l’exemple dont nous manquons que la différence que nous souhaitons voir dans le monde. Quelque part, ces deux notions signifient la même chose. Mais selon moi, incarner l’exemple impose la voix du cœur tandis qu’incarner la différence peut révéler des peurs.

Alors incarnons l’exemple, soyons nous-même en toute circonstance.

Né.e Pour Être Moi #70

Pour faire de grandes choses, il faut être une grande personne. Être une grande personne ne se résume pas à être ni à devenir adulte. Non, être une grande personne, c’est découvrir pour quel grand homme ou quelle grande femme notre enfant intérieur est fait pour devenir.

Dans la vie, personne n’arrive au sommet sans difficulté, alors quoiqu’il nous en coûte, il nous faut continuer à grimper. Qu’importe nos problèmes, ils sont tous surmontables. Certains le sont plus facilement que d’autres. Mais, à partir du moment où nous voulons nous en sortir, nous trouvons le moyen de le faire.

Vivre, ce n’est pas essayer. Vivre, c’est être, faire et avoir.

En ne sachant pas qui nous sommes au fond de nous, nous ne pouvons vivre notre vraie vie. Certaines personnes cherchent en vain une liberté qu’elles n’auront jamais. Car la liberté vient d’abord de la joie en soi. Si la joie n’est pas en nous, rien de l’extérieur ne pourra nourrir notre être intérieur.

En découvrant qui nous sommes, nous devenons capables d’agir en notre faveur. Car nous ne pouvons agir sans d’abord être. Si nous agissons malgré tout sans savoir concrètement qui nous sommes, nous faisons alors les choses sans en avoir conscience et donc, sans forcément le vouloir.

Or, le bonheur provient avant tout d’une paix intérieure. C’est en trouvant et nourrissant chaque jour cette paix que nous pouvons faire et avoir, car cela nous permet d’être. Cela nous permet non seulement d’être nous, mais également de trouver tout le bonheur qui va avec. Car, à partir du moment où nous sommes en harmonie avec nous-mêmes, notre vie devient elle-même harmonie.


Si tout est énergie, cela signifie que ce qui nous rend malheureux vient à nous car nous vibrons à la même fréquence que cela. Donc, si nous souhaitons vivre le bonheur, il nous faut émettre des fréquences de bonheur. Pour cela, il nous faut tout simplement nourrir notre enfant intérieur chaque jour.

Si étant enfant, nous aimions peindre et dessiner, alors peignons et dessinons régulièrement. Si nous aimions chanter et danser, alors chantons et dansons régulièrement. Quoi que nous aimions faire enfant, il nous faut reprendre l’habitude de faire ces choses.

Car, sans nourrir notre enfant intérieur, il finira par mourir et nous deviendrons à notre tour des adultes en mal de vivre. Or, ce n’est pas pour une telle vie que nous sommes ici sur Terre. Le monde a besoin de joie, nous pouvons être cela en redevenant, même pour de courts moments, des enfants.

Si le monde était rempli uniquement d’enfants, il y aurait certes des problèmes. Mais, ces problèmes seraient moindres. Car, même si les enfants peuvent être cruels, combien les adultes peuvent l’être plus ?

D’autant plus que quelque part, accepter de vivre une vie pleine de malheurs sans faire en sorte de changer les choses, c’est être cruel envers soi-même. La plus grande des tortures n’est pas donc pas toujours le fruit d’un autre être humain que nous-mêmes.

La solution se trouve alors en chacun de nous. Car qui que nous soyons, nous sommes capables d’être meilleur, encore faut-il le vouloir et faire le nécessaire pour le devenir. Le monde ne cessera de s’empirer qu’à partir du moment où nous prendrons tous conscience que nous avons chacun un rôle à jouer, une identité à incarner et une mission à accomplir.

Prenons donc le temps de poser les choses. Prenons du temps pour nous, pour laisser l’enfant en nous s’exprimer. Prenons le temps d’être en cherchant à devenir. Prenons le temps de commencer en cherchant à accomplir. Prenons le temps d’être heureux car la vie est trop courte pour vivre malheureux.