Né.e Pour Être Moi #91

Je suis née pour être moi mais, qui suis-je au juste ?

J’ai l’impression de me poser la même question depuis des années sans jamais avoir trouvé de réponses convenables. Je crois que c’est notamment dû au fait que je refuse de reconnaître la part de ténèbres qui se trouve en moi.

Pourtant, je sais au fond de moi qu’il n’y a pas de lumière sans ténèbres, tout comme il n’y a pas de fumée sans feu, de courage sans peur ni d’amour sans haine. Je crois donc qu’il est temps de reconnaître et surtout d’accepter ma part d’ombre. Je ne serai jamais moi-même si je dénigre sans cesse une partie de moi … Tout comme j’accepte les défauts des personnes qui m’entourent, je dois accepter les miens. Car, il est temps de me considérer comme l’une des personnes que j’aime le plus dans ce monde.

En ayant plus d’amour et de respect pour moi-même, je ne pourrais qu’en accorder plus et plus facilement aux autres. D’autant que je suis sûre que mes relations avec les autres ne sont que le reflet de ma relation avec moi-même. Lorsque je remarque un manque dans une de mes relations, cela révèle ce même manque dans ma relation avec moi-même.

Il est tellement plus facile de rejeter la faute sur les autres plutôt que de reconnaître et assumer sa propre responsabilité … Je refuse de vivre dans la peur et la fuite. Je veux apprendre à reconnaître chacune de mes responsabilités dans chacun des aspects de ma vie.

Il est grand temps de faire tous les pas en avant que je refusais de faire uniquement par peur. Il est grand temps que je fasse tous les efforts en mon pouvoir pour obtenir cette vie dont je rêve depuis des années. Il est grand temps que j’embrasse la vie telle qu’elle se présente.

Car, après tout, la vie ne peut révéler sa beauté et sa splendeur qu’aux cœurs les plus doux …

Né.e Pour Être Moi #66

Je suis née pour être moi. Mais, qui suis-je au juste ? Je suis la fille de mes parents et la sœur de mon frère, mais ma famille n’est qu’un fragment de mon identité. Je suis terrienne, européenne et française, mais ma nationalité n’est qu’un autre fragment de mon identité.

Lorsque nous voulons décrire qui nous sommes, nous parlons de notre famille, de notre travail, de nos origines, de notre lieu de vie ou de naissance … Mais, l’ensemble de ces choses ne nous définissent pas vraiment car elles ne nous appartiennent pas vraiment non plus. Ce sont des choses qui sont, mais que nous n’avons pas forcément choisi.

Certaines parties de nous sont aussi des choses existantes mais que nous n’avons pas choisi non plus. Nous n’avons pas choisi la forme de notre corps, ni celle de notre visage ainsi que le reste de notre apparence. D’ailleurs, même notre apparence ne peut nous définir car nous changeons plus ou moins au fil du temps.

Si certains fragments de notre identité ne cessent d’évoluer, nous ne pouvons définir notre identité de manière définitive. Car, la personne que nous sommes aujourd’hui ne peut se définir qu’en fonction de notre vie actuelle. Puisque notre vie aura plus ou moins changé dans 5 ou 10 ans, notre identité changera également.

Lorsque nous analysons cela, nous prenons conscience que la question « Qui suis-je ? » n’a pas tellement de sens puisque la réponse finira toujours par changer. Il est donc inutile de s’obstiner à vouloir répondre à cette question.

Je pense que le plus utile pour chacun.e d’entre nous est de se demander : suis-je heureux.se ? Si la réponse est positive, restons tel.le que nous sommes. Et si elle est négative, faisons les changements nécessaires. De plus, il est plus facile de définir notre niveau de bonheur que notre identité. Et je dirai même que notre identité se construit en fonction de notre niveau de bonheur.


En lisant le livre Accomplir Sa Mssion de Dan Millman, j’ai été interpelée par une phrase :

« Sortez du gouffre et gravissez la montagne. »

Lorsque nous cherchons à savoir qui nous sommes, nous devons creuser au fond de nous. Nous pouvons alors prendre le risque de sombrer dans un gouffre. Mais, lorsque nous cherchons à être heureux.ses, nous ne cessons de gravir la montagne, même si de temps en temps nous tombons. Et lorsque nous tombons, nous nous relevons plus fort.e.s et plus fièr.e.s.

C’est au travers de nos erreurs et des tempêtes de la vie que notre bonheur est mis à l’épreuve. Et c’est dans cette mise à l’épreuve que nous apprenons à nous connaître. Car, ce n’est qu’en expérimentant que nous pouvons apprendre des leçons en étant sûr.e.s de ne pas les oublier. C’est la somme de nos expériences qui nous permettent le mieux de nous définir en tant que personne.

Car, si nous sommes courageux.ses, c’est parce que nous avons connu la peur et les doutes. Si nous sommes fort.e.s, c’est parce que nous avons été faibles, trahi.e.s, blessé.e.s ou déçu.e.s. Si nous sommes reconnaissant.e.s de ce que nous avons aujourd’hui, c’est parce que nous avons connu le manque ou la perte.

Nos expériences font de nous ce que nous sommes. Elles font ressortir le meilleur de nous autant que le pire. Notre identité se forge donc autant au travers de nos choix que leurs conséquences.

Nous avons le choix de devenir la meilleure ou la pire version de nous-même. Notre identité n’est donc pas à définir car elle consiste à devenir qui nous sommes au fond de nous ; et cela, tout en parcourant notre chemin vers le bonheur dont la définition est en constante évolution, tout comme nous.