Pour faire de grandes choses, il faut être une grande personne. Être une grande personne ne se résume pas à être ni à devenir adulte. Non, être une grande personne, c’est découvrir pour quel grand homme ou quelle grande femme notre enfant intérieur est fait pour devenir.
Dans la vie, personne n’arrive au sommet sans difficulté, alors quoiqu’il nous en coûte, il nous faut continuer à grimper. Qu’importe nos problèmes, ils sont tous surmontables. Certains le sont plus facilement que d’autres. Mais, à partir du moment où nous voulons nous en sortir, nous trouvons le moyen de le faire.
Vivre, ce n’est pas essayer. Vivre, c’est être, faire et avoir.
En ne sachant pas qui nous sommes au fond de nous, nous ne pouvons vivre notre vraie vie. Certaines personnes cherchent en vain une liberté qu’elles n’auront jamais. Car la liberté vient d’abord de la joie en soi. Si la joie n’est pas en nous, rien de l’extérieur ne pourra nourrir notre être intérieur.
En découvrant qui nous sommes, nous devenons capables d’agir en notre faveur. Car nous ne pouvons agir sans d’abord être. Si nous agissons malgré tout sans savoir concrètement qui nous sommes, nous faisons alors les choses sans en avoir conscience et donc, sans forcément le vouloir.
Or, le bonheur provient avant tout d’une paix intérieure. C’est en trouvant et nourrissant chaque jour cette paix que nous pouvons faire et avoir, car cela nous permet d’être. Cela nous permet non seulement d’être nous, mais également de trouver tout le bonheur qui va avec. Car, à partir du moment où nous sommes en harmonie avec nous-mêmes, notre vie devient elle-même harmonie.
Si tout est énergie, cela signifie que ce qui nous rend malheureux vient à nous car nous vibrons à la même fréquence que cela. Donc, si nous souhaitons vivre le bonheur, il nous faut émettre des fréquences de bonheur. Pour cela, il nous faut tout simplement nourrir notre enfant intérieur chaque jour.
Si étant enfant, nous aimions peindre et dessiner, alors peignons et dessinons régulièrement. Si nous aimions chanter et danser, alors chantons et dansons régulièrement. Quoi que nous aimions faire enfant, il nous faut reprendre l’habitude de faire ces choses.
Car, sans nourrir notre enfant intérieur, il finira par mourir et nous deviendrons à notre tour des adultes en mal de vivre. Or, ce n’est pas pour une telle vie que nous sommes ici sur Terre. Le monde a besoin de joie, nous pouvons être cela en redevenant, même pour de courts moments, des enfants.
Si le monde était rempli uniquement d’enfants, il y aurait certes des problèmes. Mais, ces problèmes seraient moindres. Car, même si les enfants peuvent être cruels, combien les adultes peuvent l’être plus ?
D’autant plus que quelque part, accepter de vivre une vie pleine de malheurs sans faire en sorte de changer les choses, c’est être cruel envers soi-même. La plus grande des tortures n’est pas donc pas toujours le fruit d’un autre être humain que nous-mêmes.
La solution se trouve alors en chacun de nous. Car qui que nous soyons, nous sommes capables d’être meilleur, encore faut-il le vouloir et faire le nécessaire pour le devenir. Le monde ne cessera de s’empirer qu’à partir du moment où nous prendrons tous conscience que nous avons chacun un rôle à jouer, une identité à incarner et une mission à accomplir.
Prenons donc le temps de poser les choses. Prenons du temps pour nous, pour laisser l’enfant en nous s’exprimer. Prenons le temps d’être en cherchant à devenir. Prenons le temps de commencer en cherchant à accomplir. Prenons le temps d’être heureux car la vie est trop courte pour vivre malheureux.
